La ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, Julie Dabrusin, a déterminé que les effets potentiels de ce projet relevant d’un domaine de compétence fédérale sont justifiables compte tenu des avantages attendus du projet.
Cette mine de nickel-cobalt à ciel ouvert, qui comprendra une usine métallurgique sur place, devrait attirer 5 milliards de dollars d’investissements et permettre la création de milliers d’emplois directs et indirects, dont jusqu’à 4000 nouvelles carrières.
Cependant, la décision de la ministre Dabrusin est accompagnée de conditions juridiquement contraignantes visant notamment à protéger les peuples autochtones, les oiseaux migrateurs ainsi que les poissons et leurs habitats.
Le gouvernement fédéral a souligné que l’évaluation du projet a bénéficié de la participation des communautés autochtones du nord de l’Ontario, de leur savoir, de la mobilisation du public ainsi que des renseignements fournis par les autorités fédérales et les ministères provinciaux.
Des mesures sont également prévues afin de limiter les impacts possibles sur les oiseaux migrateurs, les poissons et leurs habitats. En collaboration avec les communautés autochtones, le promoteur devra notamment assurer la remise en état progressive des zones perturbées afin qu’elles puissent retrouver leur état initial ou un état amélioré.
Le promoteur devra également obtenir tous les permis et autorisations nécessaires avant d’aller de l’avant avec la réalisation du projet.
«Le processus d’évaluation d’impact du Canada est conçu pour appuyer des projets bien planifiés qui sont bénéfiques pour les collectivités et les communautés. Au moyen d’une mobilisation significative des peuples autochtones et d’une prise de décision fondée sur des données probantes, ce processus contribue à mettre en place des conditions favorables à la création d’emplois, aux possibilités économiques et au développement responsable», a déclaré l’honorable Julie Dabrusin.
Pour sa part, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Canada, Tim Hodgson, a affirmé que l’approbation du projet Crawford démontre l’engagement du gouvernement à soutenir le développement des minéraux critiques tout en respectant des normes environnementales rigoureuses et les droits des peuples autochtones.
