M. Blier a fait pendant quelques semaines l’actualité politique locale, lui qui a pris sa retraite ce printemps, plus précisément le 30 avril 2026, puisqu’il tente un retour en politique municipale et veut briguer à nouveau le poste de maire qu’il a occupé dans le passé, soit de 1994 à 2002.
«Lorsque les gens de Hearst ont su que je prenais ma retraite de juge le 30 avril 2026, il y a un groupe de six personnes, tous des gens de Hearst, qui m’ont approché au printemps 2025 et m’ont dit : “Jean-Marie, on veut que tu retournes à ton poste de maire et on est prêt à te supporter”. Donc, j’ai vraiment senti que les gens voulaient un changement (…). J’étais tellement ému sur le fait que ces gens-là me reviennent après 24 ans et me redemandent de me présenter à la mairie», raconte-t-il, précisant que c’est cette marque de confiance qui a motivé sa candidature.
Jean-Marie Blier évoque en même temps qu’il a entendu la voix de certains membres de la communauté qui réclament un changement, car le maire sortant occupe ce poste depuis 2002.
Au-delà de l’appel de quelques citoyens de Hearst que l’ex-juge vient de révéler au journal Le Nord, le souhait de M. Blier après sa retraite a toujours été de trouver quelque chose pour faire bouger son corps, compte tenu de sa condition physique concernant notamment ses jambes. Il affirme que son cerveau est correct, et qu’il est très bon mentalement.
«J’ai toujours été impliqué dans la communauté depuis les années 70. J’aime la politique, j’aime les défis et puis bâtir un avenir meilleur pour la ville de Hearst, ça c’est moi. Et puis, la position d’un maire demande du temps, je suis à la retraite, j’ai une bonne santé et je suis prêt à représenter toute la communauté.»
Ses priorités pour Hearst
D’après lui, il y a certainement eu depuis 2002 —l’année qu’il a démissionné de son poste— de la construction d’édifices et d’appartements, des réfections de rues ainsi que beaucoup de nouvelles entreprises à l’ouest de Hearst, sur la rue Front, ce qui est bien apprécié.
Par contre, l’ex-juge a souligné la fermeture de plusieurs commerces dans le centre-ville de Hearst.
«Moi, je vais faire tout mon possible, car, il faut que l’achat local soit une priorité pour tout le monde. On ne peut pas accepter que la Banque Scotia ferme ses portes à Hearst, sur la rue George, ça ne donne pas confiance à personne dans la communauté. La Municipalité n’aurait pas pu changer la décision de la Banque Scotia, mais elle a fermé parce qu’il y a un manque de clients. Pourquoi ? C’est parce que les gens utilisent beaucoup l’internet pour les services bancaires. Ce n’est pas juste la banque, mais d’autres magasins ont également fermé leurs portes et c’est dommage», a déclaré M. Blier, soulignant que c’est l’un des défis qu’il veut relever une fois réélu maire.
Néanmoins, il a apprécié la mise en œuvre de l’École publique Passeport Jeunesse dont son implantation à Hearst était depuis 2011, neuf ans après son magistère, l’augmentation du nombre d’étudiants à l’Université de Hearst ainsi qu’au Collège Boréal, considérant que c’est une grande avancée positive, car ça garde les jeunes chez nous et attire les gens de l’extérieur.
Soutenir l’économie locale
Le contexte actuel est très incertain sur le plan économique à cause des tarifs douaniers réciproques entre le Canada et les États-Unis. C’est pour cela que, parmi les priorités de Jean-Marie Blier, figurent la protection de l’industrie forestière, qui représente le pilier historique et le principal moteur économique de la Ville de Hearst, sans oublier de mieux protéger le système de santé.
«Nous avons des cliniques, des dentistes, des physiothérapeutes et nous avons tout le système de santé possible, de même que les services qui existent dans les grandes villes. Lorsqu’on parle aussi de l’industrie forestière, il faut développer ce qu’on appelle de la valeur ajoutée aux produits. Par exemple, on a déjà le plan énergétique à l’ouest de Hearst qui ramasse les copeaux de moulin et LacWood, une usine à Hallébourg qui fabrique des granules de bois pour chauffer.»
M. Blier a admis que de gros travaux de réfection des rues ont eu lieu depuis le temps qu’il a quitté la Municipalité, mais parmi ses priorités, il trouve nécessaire de procéder à la reconstruction de la 15e Rue allant jusqu’à l’intersection de la rue Edward parce que c’est le chemin qui mène vers l’Hôpital Notre-Dame, le Foyer des Pionniers, l’Équipe de santé familiale Nord-Aski, des immeubles d’appartements nouvellement construits qui sont également dans ce coin, ainsi que des commerces.
En outre, une fois réélu, il compte mettre en place un comité de travail pour une étude sur deux ans concernant tous les bâtiments résidentiels, commerciaux et industriels qui sont fermés et vides, avec l’accord de leurs propriétaires, pour faire un inventaire permettant par la suite de les rénover ou d’amener d’autres clients.
«Naturellement, je vais améliorer notre centre-ville parce qu’en ce moment, il perd beaucoup de commerce. Je vais supporter aussi notre équipe junior de Lumberjacks et faire une publicité conjointe afin de promouvoir l’équipe, mais aussi notre ville (…).»
Enfin, pour Jean-Marie Blier, dans le contexte actuel où l’économie est confrontée à des difficultés liées aux tarifs, il est primordial de travailler très fort en parfaite collaboration avec les deux gouvernements, fédéral et provincial, qui détiennent les portefeuilles, afin de bien faire avancer les projets et d’avoir de bons contacts au niveau des ministères.
«Ça prend du changement à la Municipalité, c’est pour cela que les électeurs doivent voter pour moi (…). Mon choix est clair : Blier comme maire. Ça, c’est mon logo.»
