Les défis du comité visant à trouver des mécanismes pour desservir toute la communauté en matière de besoins vétérinaires, que ce soit par l’entremise de locums ou d’autres initiatives, tout en multipliant leurs efforts pour mettre sur pied une clinique, sont devenus plus préoccupants, car le docteur Ramasurian Ramkumar, qui venait une fois par semaine, a pris sa retraite récemment.
Étant donné que le Comité des services vétérinaires de Hearst accélère ses efforts, ses démarches de planification et d’accréditation pour la clinique, il compte commencer à établir des liens avec des vétérinaires autorisés à exercer en Ontario qui pourraient être intéressés à offrir des services de remplacement à Hearst lorsque la clinique sera opérationnelle.
Présentement, après avoir assisté au Congrès de l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) en juin dernier à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, qui a été très fructueux, avec une forte présence de vétérinaires et des discussions constructives, Jessie Lemieux et son équipe du comité ont constaté que l’avenir des vétérinaires, en ce moment, c’est le locum.
D’après Mme Lemieux, il faut donc s’adapter à cette situation, rappelant qu’elle fait partie de ce comité depuis 2019 et que les membres ont fait beaucoup d’efforts envers le recrutement permanent, mais que cela ne fonctionne pas en ce moment. C’est plutôt le locum qui commence à être pratiqué dans différentes zones du pays un peu éloignées comme Hearst.
«Je pense que notre VetWise va être le locum. Et puis, il y avait beaucoup de jeunes qui nous parlaient qu’ils font du locum et c’est le fun parce qu’on le voit partout (…). On a parlé aussi avec quelqu’un au Yukon et ils font exactement comme ça. C’est un comité comme nous autres avec l’association de leur territoire et nous c’est la province de l’Ontario. Ils opèrent une clinique en supervision de leur comité et c’est eux qui embauchent les locum», explique la présidente Comité des services vétérinaires de Hearst, révélant que c’est de cette façon qu’elles sont prêtes à planifier.
«On a un emplacement en ce moment. La Ville de Hearst nous a fourni un petit emplacement gratuit pour un an dans le building de la bibliothèque et on a la place maintenant pour faire de la médecine générale. On est très reconnaissante à la Ville de Hearst, c’est vraiment génial pour nous. C’est un des gros problèmes actuels parce que tu peux avoir du matériel, mais il te faut trouver une place.»
Le Comité des services vétérinaires de Hearst continue de travailler pour réaliser son rêve de posséder une clinique à Hearst, puis son objectif est d’entamer des discussions, de créer des liens et de bâtir un réseau de vétérinaires qui pourraient être intéressés à venir travailler dans le Nord.
Membres du comité vétérinaire
«C’est certain que j’ai des noms qui sont intéressés de venir à Hearst dès que ma clinique soit grosse. Mais, j’ai remis un post sur Facebook juste pour accumuler plus de noms. Pour moi, ça pourra démontrer les chiffres (…). En ce moment, je n’ai pas encore regardé depuis ce matin, mais hier, il y avait du monde à Thunder Bay et à Drift Wood qui répondaient au sondage pour la demande que j’ai faite sur, mettons les vétérinaires qui viendraient à Hearst (…).»
En attendant, toute personne qui possède un animal confronté à des problèmes de santé, que ce soit une blessure ou tout autre ennui, est appelée à communiquer avec VetWise, une entreprise canadienne qui offre des services de soins vétérinaires à distance, plus précisément lorsque la clinique ou l’hôpital vétérinaire habituel dans les villes environnantes est fermé.
«VetWise vont travailler avec vous autres et vous pouvez commencer avec ça parce qu’ils ont des vétérinaires virtuels et ils vont essayer de vous assister avec des vidéos. Si jamais il faut que ton animal soit vu en personne, ils vont trouver une clinique ouverte même si pas nécessairement proche, mais une clinique prête à vous prendre en tant que patient. Sinon, ils vont vous envoyer des prescriptions à la pharmacie (…)», a suggéré Jessie Lemieux.
Autrement dit, le service proposé par VetWise est d’abord un triage téléphonique gratuit effectué par un technicien en santé animale agréé (TSA/RVT), qui évalue la situation de l’animal. Au besoin, le TSA peut aider le propriétaire à prendre rendez-vous avec un vétérinaire autorisé à pratiquer en Ontario pour une consultation virtuelle.
Si l’animal nécessite des soins en personne, le TSA peut également aider à organiser son transfert vers un établissement pouvant répondre à ses besoins. Et, selon l’évaluation du vétérinaire, des médicaments peuvent être prescrits, moyennant des frais supplémentaires.
