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le Jeudi 17 septembre 2026 16:20 | mis à jour le 17 septembre 2026 16:22 Régional

Maurice Carrier veut retourner au conseil et relancer la vitalité communautaire

Après une absence de 16 ans de la politique municipale, Maurice Carrier souhaite revenir au conseil de Mattice-Val Côté. Ancien conseiller municipal de 1994 à 2010, il est également pompier volontaire depuis 25 ans. Il affirme avoir décidé de se présenter à la demande de plusieurs résidents.

Maurice Carrier veut retourner au conseil et relancer la vitalité communautaire
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Son départ en 2010 faisait suite à un débat où il s’était senti floué, et blessé par les propos de certaines personnes à l’époque. «J’avais l’impression que tout était arrangé pour me faire perdre. La modératrice était supposée être neutre, mais elle avait déclaré qu’elle voterait pour tout le monde, sauf Maurice Carrier.»

Il désire rester fidèle à ses habitudes et prendre ses décisions sans qu’elles soient influencées par d’autres, et ce, même s’il est le seul à voter contre une dépense, par exemple. Ce sont tous de mauvais souvenirs pour M. Carrier, qui voit d’un bon œil le nombre de candidats à se présenter. «Ça démontre de l’intérêt envers ce qui se passe dans leur communauté et ça pousse les candidats à proposer de nouvelles idées pour la vitalité de la municipalité.»

Le candidat dit avoir continué à suivre les affaires municipales depuis son départ. Parmi les préoccupations qui lui ont été rapportées, il cite notamment l’entretien de certains routes, dont le chemin Plamondon Sud. Selon lui, les routes doivent être convenablement déblayées en hiver et entretenues pendant l’été.

Redonner de la vitalité à la communauté

La principale priorité de Maurice Carrier serait de redonner de la vitalité à Mattice-Val Côté. Il constate la disparition de plusieurs services, notamment de l’épicerie, ainsi qu’un manque d’emplois et de logements.

«À Hearst, plusieurs nouveaux arrivants ont repris ou ouvert des entreprises et elles semblent bien fonctionner. Nous pourrions encourager des entrepreneurs à venir s’installer à Mattice. L’absence d’épicerie est particulièrement difficile pour les personnes âgées. Certaines doivent quitter la communauté parce qu’elles n’ont plus accès aux services dont elles ont besoin.»

Il croit que l’ouverture d’un commerce ou la création d’une coopérative pourrait répondre à certains besoins. L’avenir de l’école joue également un rôle important pour attirer des gens, sauf que le nombre d’élèves diminue chaque année.

 La Municipalité pourrait également évaluer la possibilité d’utiliser certains de ses terrains pour encourager la construction de logements.

Aux yeux de Maurice Carrier, le prix abordable des maisons, la tranquillité et la proximité de la nature représentent des avantages importants pour attirer de nouveaux résidents. Il reconnaît toutefois que le manque de commerces et d’emplois complique le recrutement de nouvelles familles.

Le candidat souhaite également que la Municipalité mette davantage en valeur ses terrains et bâtiments disponibles afin d’attirer des investisseurs. Il estime que le développement économique demeure possible, même si les entreprises ont souvent tendance à privilégier les centres plus importants.

Des comités pour faire avancer les projets

Maurice Carrier insiste particulièrement sur l’importance de l’engagement communautaire. Selon lui, la Municipalité et les élus ne peuvent pas, à eux seuls, porter tous les projets.

Il aimerait voir la création de davantage de sous-comités locaux auxquels les résidents pourraient participer. Ces groupes permettraient aux citoyens de proposer leurs idées, d’organiser des activités et de prendre en charge certains projets. «La Municipalité avait aussi été approchée par quelqu’un qui souhaitait acheter l’aréna à une époque et lancer une industrie de patates. Ils auraient acheté des terres en face de chez moi aussi, défricher et ensuite c’est là qu’ils voulaient semer.»

M. Carrier rappelle qu’un comité avait été formé autrefois afin de réaliser un parc communautaire à Mattice. Grâce à plusieurs activités de financement, dont des barbecues, une danse et un tournoi de volleyball dans la boue, l’objectif financier aurait été atteint en seulement six mois.

Même les bénévoles qui travaillaient lors des activités payaient leur droit d’entrée, raconte-t-il, parce que tous souhaitaient contribuer à la réussite du projet.

Pour Maurice Carrier, cet exemple démontre ce qu’un comité actif peut accomplir lorsque ses membres acceptent de s’impliquer concrètement. Il considère qu’un conseiller ne doit pas simplement assister aux réunions, mais aussi travailler sur le terrain, mobiliser les résidents et chercher des possibilités de financement.

Les infrastructures et les finances

Maurice Carrier considère le complexe sportif comme un service important pour les jeunes et les familles. L’absence de glace intérieure oblige les joueurs de hockey à se déplacer, ce qui entraîne du temps de déplacement et des dépenses supplémentaires. «Les jeunes n’aiment pas bien bien ça être dehors longtemps quand il y a de gros froids.»

Il croit néanmoins que plusieurs infrastructures municipales nécessitent une attention particulière. Les routes, les réseaux d’eau et d’égouts, les bâtiments municipaux et les loisirs représentent tous des besoins importants.

Afin de maintenir les services sans imposer automatiquement de nouvelles dépenses aux contribuables, le candidat estime que les élus doivent faire preuve d’initiative. Il donne en exemple une proposition qu’il avait faite lorsqu’il était pompier afin que la Municipalité réclame aux compagnies d’assurance les coûts de certaines interventions routières.

La collecte des renseignements nécessaires exigeait davantage de travail de la part des pompiers, notamment la prise de photos et la vérification des plaques d’immatriculation. La mesure aurait toutefois permis à la Municipalité de récupérer des sommes importantes.

Miser sur la rivière et le plein air

M. Carrier est également d’avis que la rivière Missinaibi pourrait jouer un rôle plus important dans le développement touristique. Il propose d’en faire davantage la promotion et d’organiser des activités destinées aux canoteurs et aux visiteurs.

Selon lui, des activités comme des pique-niques ou des évènements entourant le départ et l’arrivée des canoteurs pourraient contribuer à attirer des visiteurs et à soutenir les commerces locaux.

Protéger le français en accueillant les nouveaux arrivants

Défenseur de la langue française, Maurice Carrier juge toutefois essentiel d’accueillir les résidents anglophones et les personnes issues d’autres cultures. Il croit que la croissance de Mattice-Val Côté dépend notamment de sa capacité à intégrer les nouvelles familles.

Il souhaite que l’identité francophone demeure forte, tout en permettant à chacun de participer à la vie communautaire et de s’exprimer dans la langue de son choix.

Représenter Mattice et Val Côté

Maurice Carrier affirme qu’un conseiller doit représenter l’ensemble de la municipalité et, pour lui, les besoins des résidents de Val Côté comptent tout autant que ceux de Mattice. Pendant ses anciens mandats, il dit avoir participé à plusieurs activités et festivals organisés à Val Côté.

Il est conscient du fait que les deux secteurs ne peuvent pas toujours recevoir exactement les mêmes services, mais estime que leurs demandes doivent être considérées équitablement.

S’il pouvait réaliser une seule chose, Maurice Carrier choisirait de rendre Mattice-Val Côté plus dynamique. Il souhaite attirer des familles, améliorer les services et encourager les citoyens à participer directement au développement de leur communauté.