Les services du développement économique de la Ville de Hearst, dont la directrice générale est Mireille Morrissette, ont donné cette opportunité aux producteurs, artisans et entrepreneurs locaux et clôturé le marché Agriva pour cette année, en attendant de voir s’il aura encore lieu ou comment il fonctionnera prochainement.
«Je suis très contente, parce que même s’il n’y avait pas beaucoup d’exposants, les personnes qui sont venues visiter pendant le marché ont fait le tour des kiosques et encouragé ces petits commerces locaux. J’aimerais avoir peut-être prochainement de meilleures participations des entreprises en agriculture comme La Maison Verte et notre entreprise de Jogues», déclare Mme Morrissette.
D’après Mireille Morrissette, l’objectif de ce marché est de faire la promotion de l’agriculture au sein de la communauté. Pour cette année, l’attente n’a pas été remplie, mais la directrice générale se dit satisfaite de la façon dont ces deux journées se sont déroulées.
Joanna Dubois, accompagnée de son mari, Karl, et de leur fille, Maria, est très heureuse de cette initiative locale, car ils ont profité de l’occasion pour vendre beaucoup de légumes, des fleurs ainsi que leurs autres produits.
«C’est plaisant, parce que je trouve qu’il y a plus de gens qui viennent au marché Agriva que quand on fait notre marché seuls. On a quasiment tout vendu les produits qu’on avait amenés jeudi dernier, lors de la première journée. Il ne nous restait pas grand-chose. Aujourd’hui aussi, ça se passe bien. Les gens commencent quand même à venir acheter nos produits.»
La ferme Dubois, située à Hallébourg, joue un rôle important dans le commerce local de la ville de Hearst.
Au-delà de profiter de ce genre d’initiatives pour desservir la communauté, Joanna et son mari organisent également, tous les jeudis après-midi pendant la saison estivale, un petit service de vente devant la Légion de Hearst permettant à tous de venir acheter différents produits, que ce soit des légumes, du poulet ou même d’autres articles.
«C’est incroyable de voir que les gens nous attendent avant même qu’on arrive s’installer. Les gens aiment nos produits. La saison est toujours en cours, mais dépendant de la température, si ça ne gèle pas, on pourra continuer durant un autre trois ou quatre semaines. C’est rare parce qu’on n’a jamais vu ça avant, mais on est chanceux jusqu’à date», conclut Joanna.
De son côté, Karl admet que faire fonctionner une ferme demande des investissements, avec tout ce que cela exige en termes de moyens pour assurer les dépenses et entretenir les serres. Toutefois, l’année passée, ils ont bénéficié de quelques subventions de la part du gouvernement de l’Ontario.
Rappelons que, conjointement, le gouvernement fédéral et celui de l’Ontario subventionnent et soutiennent financièrement les exploitants agricoles à travers divers programmes pour répondre à des enjeux stratégiques, économiques et environnementaux.
Ces fermiers, que ce soit en agriculture ou dans d’autres secteurs, dépendent entièrement de facteurs imprévisibles tels que la météo et les marchés mondiaux. Leurs activités constituent également des services essentiels à la survie de la population.
