le Mercredi 3 juin 2026
le Jeudi 22 janvier 2026 11:07 Premières Nations

La communauté de Kashechewan fait face à une situation sanitaire difficile

Tyson Wesley a souligné sur sa page Facebook qu’en raison de la crise qui se propage, la Première Nation de Kashechewan a temporairement transformé une école en clinique. — Photo : Tyson Wesley/Facebook
Tyson Wesley a souligné sur sa page Facebook qu’en raison de la crise qui se propage, la Première Nation de Kashechewan a temporairement transformé une école en clinique.
Photo : Tyson Wesley/Facebook

Le cryptosporidium, un parasite microscopique unicellulaire responsable d’une infection appelée la cryptosporidiose, a touché 19 résidents de la Première Nation de Kashechewan, dans le nord de l’Ontario.

La communauté de Kashechewan fait face à une situation sanitaire difficile
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Ce parasite est à l’origine de troubles digestifs, tandis que la source de contamination demeure inconnue, alors que des évacuations se poursuivent à la suite de la défaillance d’une station d’épuration.

D’ailleurs, les autorités de la Première Nation de Kashechewan ont confirmé que 19 membres de la communauté ont été testés positifs au cryptosporidium, un parasite qui provoque des symptômes gastro-intestinaux, notamment la diarrhée et des douleurs abdominales.

Dans la majorité des cas, cette maladie se résout d’elle-même grâce au repos et à une bonne hydratation, mais un traitement antimicrobien peut être nécessaire pour les nourrissons, les personnes âgées ou immunodéprimées.

Dans un courriel, Services aux Autochtones Canada a indiqué que les responsables de la santé publique travaillent avec la santé publique de l’Ontario et l’Unité de santé publique du Nord-Est pour déterminer la source de l’infection.

Lors de son passage à l’émission Metro Morning de CBC, Tyson Wesley, directeur général de Kashechewan, a indiqué qu’il reste encore de nombreux éléments à analyser afin de déterminer l’origine de ce parasite.

Le cryptosporidium se trouve généralement dans le sol, les matières fécales et l’eau de lacs contaminés. Autrement dit, les infections surviennent par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés ou par contact direct avec une personne malade.

En outre, la situation a été aggravée par des problèmes techniques à l’usine de traitement de l’eau de la communauté. Le 4 janvier dernier, le chef de Kashechewan, Hosea Wesley, a déclaré l’état d’urgence après l’arrêt de l’usine en raison de pompes défectueuses.

Des évacuations ont actuellement lieu à cause d’un manque d’accès à de l’eau potable. Les réparations à l’usine sont en cours, mais les autorités attendent les résultats des tests pour s’assurer que l’eau est propre à la consommation.

Les analyses menées jusqu’à présent n’ont pas révélé la présence d’E. coli, ni dans l’eau ni dans les échantillons de selles des patients. En 2005, une inondation avait déjà contaminé l’eau potable locale par la bactérie E. coli et cette dernière explique la présence de l’eau ou des aliments qui ont été contaminés par des matières fécales, indiquant un risque d’occurrence d’autres microbes dangereux.

«Des fonds nous avaient été attribués pour entretenir cette usine d’eau, mais c’était il y a 20 ans. Nous n’avons aucune redondance dans ce système et nous sommes une population qui grandit. Il aurait été souhaitable de construire une nouvelle usine d’eau», a rappelé Tyson Wesley.

Rappelons que la Première Nation de Kashechewan est située dans une plaine inondable et doit être évacuée chaque printemps en raison des risques d’inondation. Les investissements à long terme, comme la construction d’une nouvelle usine, restent compliqués par des discussions anciennes visant à relocaliser la communauté 30 kilomètres plus au nord, sur un terrain plus élevé.

Bien que des engagements aient été pris par les gouvernements Harper et Trudeau pour ce déménagement, le projet n’a jamais été réalisé, laissant l’avenir de la communauté incertain sous le gouvernement actuel.