Cette entente s’inscrit dans un plan visant à renforcer l’autonomie énergétique et économique de l’Ontario, et depuis l’année dernière, la province avait déjà autorisé Ontario Power Generation (OPG) à solliciter la participation des Premières Nations au capital du projet de petits réacteurs modulaires (PRM).
Selon le gouvernement, cette nouvelle étape consolide le leadership de l’Ontario dans le secteur nucléaire tout en s’appuyant sur son expertise reconnue en matière de rénovation et de développement d’infrastructures nucléaires.
«Pour la première fois de l’histoire du Canada, les Premières Nations appuient et investissent dans le nucléaire canadien, alors que l’Ontario est à l’avant-garde du monde occidental en construisant le premier petit réacteur modulaire (PRM), un projet qui créera plus de 18 000 emplois bien rémunérés, et dont 80 % des investissements resteront en Ontario», a déclaré Stephen Lecce, ministre de l’Énergie et des Mines.
De ce fait, ce projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington (PNND) constitue un élément central du plan provincial Énergie pour les générations futures, qui vise à assurer un approvisionnement énergétique fiable et abordable pour soutenir la croissance économique de la province. La construction du premier petit réacteur modulaire (PRM) est déjà en cours et le projet prévoit l’installation de quatre réacteurs sur le site existant de Darlington.
Une fois achevé, l’ensemble des quatre petits réacteurs modulaires produira 1200 mégawatts d’électricité propre et fiable, soit suffisamment pour alimenter environ 1,2 million de foyers, mais aussi ce projet devrait générer jusqu’à 18 000 emplois au Canada durant la phase de construction, tandis que la grande majorité des dépenses seront réalisées auprès d’entreprises ontariennes.
Le ministre des Finances, Peter Bethlenfalvy, a pour sa part affirmé que cet investissement démontre la force des partenariats pour favoriser les occasions économiques et la croissance à long terme.
Il a avancé que cette collaboration entre les Premières Nations, les gouvernements et l’industrie contribuera à bâtir les infrastructures et le climat d’investissement nécessaires à la prospérité future de l’Ontario pour les générations à venir.
En revanche, l’investissement des Premières Nations des traités Williams est soutenu par une garantie provinciale accordée dans le cadre du Programme de financement des possibilités pour les Autochtones, administré par le Fonds Chantiers Ontario, une mesure appuyée par une garantie de prêt de la Société canadienne de garantie de prêts aux Autochtones (SCGA).
Ainsi, les sept Premières Nations visées par les Traités Williams sont la Première Nation d’Alderville, la Première Nation de Beausoleil, les Chippewas de Georgina Island, les Chippewas de Rama, la Première Nation de Curve Lake, la Première Nation de Hiawatha et les Mississaugas de Scugog Island.
De son côté, la province participe à parts égales à la garantie de la Société canadienne de garantie de prêts aux Autochtones (SCGA) pour cet investissement. En termes plus clairs, ce soutien en capital au projet du Parc national du Nord-Ouest (PNNO) permettra d’éviter les hausses de coûts en réduisant les coûts d’emprunt, ce qui permettra aux contribuables d’économiser jusqu’à 15 milliards de dollars sur la durée de vie du projet.
«Il s’agit d’un partenariat historique qui illustre un atout majeur de l’Ontario en matière nucléaire : les communautés des Premières Nations comme véritables partenaires équitables», a déclaré Greg Rickford, ministre des Affaires autochtones et de la Réconciliation économique des Premières Nations et ministre responsable du Cercle de feu et des Partenariats économiques et communautaires.
Bref, le gouvernement de l’Ontario a indiqué que plus de 100 entreprises canadiennes font déjà partie de la chaîne d’approvisionnement en pleine expansion des petits réacteurs modulaires (PRM), permettant ainsi aux entreprises ontariennes de se positionner avantageusement sur le marché nucléaire mondial émergent.
