L’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) est entré en vigueur en 2020, après qu’il eût été signé durant le premier mandat du président républicain Donald Trump.
Depuis, le Mexique «s’est laissé devenir une porte arrière» pour les produits automobiles chinois, entre autres, a accusé Doug Ford lors d’une conférence de presse, mardi matin.
«Le Mexique importe des produits de mauvaise qualité à petit prix de la Chine, ce qui nuit à nos travailleurs acharnés, non seulement ici, mais aussi aux États-Unis. Ils apposent un autocollant ‘Fabriqué au Mexique’ et l’expédient, privant ainsi d’emplois nos travailleurs acharnés. C’est inacceptable», a lancé le premier ministre.
En agissant ainsi, le voisin du sud des États-Unis met «en péril les moyens de subsistance des travailleurs canadiens et américains, tout en fragilisant nos communautés et en causant un tort considérable à notre réussite économique commune», a-t-il ajouté.
Protectionnisme
Donald Trump a été réélu, le 5 novembre, après avoir fait comprendre durant sa campagne qu’il souhaitait imposer des mesures économiques protectionnistes.
Il a qualifié le terme «tarif» comme étant le «plus beau mot du dictionnaire», promettant qu’une stratégie commerciale protectionniste aiderait à stimuler l’industrie manufacturière américaine.
Il n’a pas mentionné d’exemption pour les importations de marchandises canadiennes, comme le pétrole, le bois, l’acier et l’aluminium, entre autres.
N’empêche, M. Trump n’en serait pas à sa première tentative d’assujettir le Canada à de telles mesures.
L’administration Trump a déjà imposé un tarif de 25% sur les importations d’acier, et de 10% sur l’aluminium, avant d’accorder une exemption au Canada et au Mexique.
Le Canada fournit plus d’un sixième de tout l’acier utilisé par les États-Unis et plus de 40 % de son aluminium.
Doug Ford «optimiste»
Au lendemain de la réélection de M. Trump, la semaine dernière, le premier ministre ontarien s’est dit «optimiste» face à l’avenir des échanges économiques entre la province et les États-Unis.
Il a soutenu qu’il n’était pas inquiet face à de possibles tarifs imposés par le président américain. «Ils ont essayé pendant quelques mois, et on sait ce qui est arrivé», a noté Doug Ford.
Le premier ministre Ford affirme maintenant que comme l’Ontario est «le moteur économique du Canada», il est bien placé pour demander à Ottawa de renforcer ses relations économiques avec son partenaire au sud de la frontière et de l’inclure dans les renégociations de l’ACEUM.
«L’Ontario serait le troisième plus grand partenaire d’échanges commerciaux des États-Unis au monde si on était un pays – ce que je ne recommanderais jamais», a lancé le premier ministre progressiste-conservateur en conférence de presse, mardi.
