le Jeudi 16 juillet 2026
le Jeudi 16 juillet 2026 16:35 Provincial

Québec exige un examen pour les nouveaux camionneurs de l’Ontario

  Photo : Ndery Dione
Photo : Ndery Dione

Le gouvernement du Québec a resserré les règles entourant la reconnaissance des permis de camionneurs ontariens afin de mieux encadrer l’accès au permis de classe 1 et de limiter le phénomène des «chauffeurs inc.».

Québec exige un examen pour les nouveaux camionneurs de l’Ontario
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À compter de jeudi dernier, les camionneurs de l’Ontario titulaires d’un permis de conduire de classe 1 et comptant moins de 24 mois d’expérience devront réussir un examen pratique administré par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) avant d’obtenir un permis équivalent au Québec.

Cette mesure temporaire, annoncée par Québec dans un communiqué, fait suite au rapport publié ce printemps par le vérificateur général de l’Ontario, qui soulignait des lacunes dans la formation des camionneurs de cette province.

De ce fait, les conducteurs qui échoueront deux fois à l’examen pratique seront tenus par la Société de l’assurance automobile du Québec de suivre la formation obligatoire avant de pouvoir se présenter à nouveau à l’évaluation.

Le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux, a salué cette décision. Lors de son intervention en entrevue à «Tout un matin», M. Cadieux a qualifié cette mesure de «pas dans la bonne direction» et a indiqué qu’il fallait «reconnaître l’initiative du ministre des Transports», Benoit Charette.

En outre, Marc Cadieux a toutefois précisé que certains chauffeurs qui échouent à plusieurs reprises à leur examen de conduite au Québec se tourneront vers l’Ontario pour obtenir leur permis de conduire, avant de revenir et de demander une équivalence pour leur permis québécois.

De son côté, le ministre Benoit Charette a rappelé que pour le cas d’un chauffeur de camion lourd qui déménage au Québec, le transfert de permis se fait automatiquement sans autre questionnement sur la qualité de la formation qu’il a reçue.

De plus, M. Charrette a ajouté que cette mesure demeurera en vigueur jusqu’à ce que l’Ontario mette en place des correctifs en réponse au rapport de son vérificateur général.

«On veut attendre que l’Ontario démontre sa volonté d’agir et on veut évaluer les correctifs qu’ils vont mettre en place pour déterminer l’impact sur la sécurité routière», a-t-il expliqué.

Rappelons qu’en décembre dernier, le Québec a instauré une formation minimale obligatoire de 125 heures pour l’obtention du permis de classe 1, nécessaire à la conduite de véhicules lourds sur tout son territoire.

Cependant, ces mesures n’empêchent pas les camionneurs formés en Ontario de circuler sur les routes du Québec. Elles ne s’attaquent pas également non plus à la falsification de documents ni aux stratagèmes d’«évitement fiscal» qui sont au cœur du phénomène des «chauffeurs inc.», a clarifié le président-directeur général de l’Association du camionnage du Québec.