L’histoire de ce film, actuellement en cours de production, débute avec deux jeunes filles du secondaire qui se sont rencontrées à l’église. Elles vont à la messe chaque dimanche, travaillent en même temps pour l’Église tout en apprenant à se connaître, mais sont confrontées à des difficultés pour vivre leur relation amoureuse en raison de l’homophobie présente au sein de leurs familles respectives.
«L’idée originale est venue de Zola Vandette, c’est mon amie, et on discutait de ça parce qu’on pense qu’il va y avoir forcément des nuisances sur ce genre de choses là. Donc, on voulait vraiment faire un projet ensemble de ce genre-là et elle m’a suggéré l’idée de la religion et l’homophobie. Ça m’a fait absolument penser parce que je suis une personne queer et c’est quelque chose qui m’affecte personnellement (…). Je veux vraiment être capable de produire quelque chose pour les gens queer qui vivent dans la région», a expliqué Léa.
Léa a constaté qu’il n’y a pas une forte représentation des personnes queer dans la région de Hearst et Mattice. C’est d’ailleurs ce qui la motive de créer quelque chose de productif qui permettra aux gens queer de se sentir à l’aise, sans être affectées par la discrimination ou d’autres formes d’homophobie.
«J’aimerais juste, à travers ce film, dire aux gens que ce n’est pas la fin du monde d’être queer», a déclaré Léa, ajoutant que ça ne change rien si on est une personne queer et il n’existe pas de différence, même si iel recevait parfois des commentaires assez négatifs en raison de son identité.
Je veux vraiment être capable de prendre l’expérience que j’ai eue à propos de nombreuses choses méchantes envers nos communautés. Et puis, je veux utiliser cette énergie-là et en faire quelque chose de positif.
Par conséquent, le film regroupera des acteurs et des actrices de tous les âges, qu’il s’agisse d’adolescents, de jeunes adultes ou d’adultes, de la région de Hearst et de Mattice. Le but de Léa et Zola est d’intégrer des personnes de la communauté locale au scénario, selon le nombre de participants qui accepteront d’y prendre part.
Par ailleurs, le choix des lieux du tournage pour produire de belles images est déjà déterminé, et c’est l’entreprise de production artistique Velvet Moon Media qui sera responsable de la production du film. Les premiers tournages sont commencés depuis la semaine dernière.
«Nous avons eu la permission de filmer à la paroisse St-François-Xavier de Mattice et c’est super excitant. C’est une église que j’ai fréquentée quand j’étais jeune, surtout avec mon école. On va aussi filmer au lac bleu à Mattice, qui est un super bel endroit. On a filmé également des scènes près de la rivière Missinaibi de Mattice ainsi qu’à d’autres beaux endroits que je ne veux pas révéler avant que le film sorte.»
Cependant, Léa Lemay et Zola Vandette se sont confrontées à quelques défis liés à leur budget, notamment concernant certains outils et aspects nécessaires à la réalisation de ce projet. Mais, de l’autre côté, les deux disent avoir quand même de la chance, soulignant le magnifique soutien reçu de la part de la communauté.
«On a reçu des dons et on a eu aussi des commanditaires tels que Jack’s Corner Store de Mattice qui nous fournit de la nourriture lorsqu’on filme, la Paroisse de Mattice qui nous laisse entrer dans l’église et La Preloved Shop de Hearst pour l’habillement. Donc, ce sont toutes ces entreprises-là qui nous aident vraiment à accomplir notre rêve de réaliser ce film», a révélé Léa Lemay.
Maintenant, le souhait de Léa et Zola est de terminer le film avant la fin de l’automne et de le présenter en décembre, pendant les Fêtes, dans une grande salle. Étant donné que Léa poursuit ses études universitaires à Toronto, c’est la raison pour laquelle iel privilégie cette période, qui correspond au congé d’hiver, alors que de nombreuses personnes seront en vacances, par exemple les étudiantes et étudiants qui reviendront visiter leur famille. Ce serait alors une belle occasion de présenter en exclusivité le futur film If She Were VENUS.
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