le Vendredi 4 septembre 2026
le Jeudi 3 septembre 2026 15:25 | mis à jour le 3 septembre 2026 15:26 Régional

Mattice-Val Côté en bref : don, investissement, revenus

  Photo : Archives/Le Nord
Photo : Archives/Le Nord

Le conseil municipal de Mattice-Val-Côté a abordé plusieurs dossiers lors de sa réunion du 1er septembre, notamment la rénovation du local de la Banque Alimentaire, la gestion des déchets de First Nation Timber, le renouvellement du contrat de déneigement de l’école Saint-François-Xavier et la mise à jour des affiches du site historique près de la rivière Missinaibi.

Mattice-Val Côté en bref : don, investissement, revenus
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Don permettant de rénover le local de la Banque Alimentaire de Mattice-Val Côté

La Municipalité avait reçu plus tôt cette année un don de 9 875 $ utilisable pour changer les armoires du local de la Banque Alimentaire. Le nom du donneur n’a pas été mentionné lors de la réunion ordinaire du 1er septembre dernier. Une résolution a été adoptée pour accepter l’achat et l’installation d’armoires par Fern Girard Cabinet.

La soumission du contracteur est égale à la somme du don, ce qui veut dire que ce projet engendrera certains coûts pour la Municipalité, «tel que la partie non remboursable des taxes, le salaire des employés municipaux pour retirer les panneaux existants (qui servaient de séparateurs dans la “chambre des filles”) et possiblement les services d’un électricien pour condamner ou encore déplacer une prise de courant située sur le mur où seront installées les armoires», explique la directrice générale de la Municipalité, Guylaine Coulombe.

Une résolution a été adoptée pour que le projet aille de l’avant.

Frais de location de la salle communautaire pas différents pour les OBNL

Les élus ont également discuté des frais de location pour la salle communautaire qui sont fixés à 700 $ pour des évènements privés et à 350 $ pour des organisations locales de Mattice-Val Côté.

Mme Coulombe dit avoir été approchée par la Fondation de l’Hôpital Notre-Dame à Hearst qui s’interrogeait si un rabais pouvait s’appliquer puisqu’il s’agit d’une organisation sans but lucratif.

Les élus ont déclaré que le coût de 350 $ engendre déjà une certaine perte lors de ce type de location, donc si c’était gratuit pour les organismes de charité on peut s’imaginer que serait en fait de l’argent lancé par les fenêtres.

Revamper les affiches du «vieux cimetière indien» : une discussion pas encore de décision

Le personnel municipal a entamé des démarches pour établir une communication avec les membres de la Première Nation de Constance Lake au sujet du nouveau nom qui sera donné à ce que l’on avait appelé : «le vieux cimetière indien».

Il est situé sur le bord de la rivière Missinaibi, tout proche de ce qu’est aujourd’hui le village de Mattice, mais de l’autre côté de la rive. Cet endroit, vieux de plus d’une centaine d’années pour certaines pierres tombales, a subi une restauration à la fin des années 90. C’était une initiative de Laurent Vaillancourt combinée au dévouement et au travail acharné de Fred Neegan, dont le frère et la sœur ont été les derniers à y être enterrés en 1945.

Les affiches qui doivent dater de presque 30 ans maintenant sont en piètre état et elles sont la responsabilité de la Municipalité. Depuis la mort de M. Neegan, l’entretien saisonnier des lieux est limité au strict minimum, faute de budget, comme la tonte de pelouse pour s’y rendre, la descente à la rivière et autour.

Selon le personnel municipal, il ne s’agit pas d’une énorme dépense s’il est question seulement de nouvelles affiches. Le maire, Marc Dupuis, s’engage à communiquer de nouveau avec Florie Sutherland, à qui il avait parlé à ce sujet, puisqu’elle vient de la Première Nation de Constance Lake. «Je vais lui demander et elle saura me dire qu’est-ce qu’on devrait mettre là, quel nom on devrait lui donner, avec une traduction en cri, etc.»

La greffière n’a pas eu de retour d’appel de la part du conseil de bande et c’est pour cette raison qu’elle a demandé aux élus s’ils veulent remettre le projet au budget 2027 ou prendre les réserves dans le compte de développement économique pour faire faire les pancartes cet hiver afin qu’elles soient prêtes à être installées au printemps prochain.

La création du design des pancartes est un point soulevé par certains élus. Est-ce que c’est la ville qui va le créer ? Vont-ils engager quelqu’un qui ferait le design et les affiches ? À suivre.

Les déchets de First Nation Timber sont payants pour la Municipalité

Le conseil a aussi préparé une résolution afin de signer une entente semblable à ce qui se faisait dans le passé pour que l’entreprise First Nation Timber transporte au dépotoir municipal ses résidus de boue mélangée avec du bran de scie provenant du site de TC Energy sur la 1re rue Nord.

L’entente stipule que la FNT s’affranchit des frais encourus pour l’embauche d’un consultant en environnement et le salaire de l’employé du dépotoir. De plus, pour chaque tonne de matériel contaminé l’entreprise va devoir payer 70 $ et pour la matière non contaminée ça serait 50 $ de la tonne.

«Le tout s’est déroulé le mardi 28 juillet, alors que 61 voyages de matériel furent livrés au dépotoir. Le vendredi 7 août, une fois tous les travaux terminés par TC Énergie, FNT a effectué deux dernières livraisons», précise Mme Coulombe.

Déneigement de la cour d’école à St-François-Xavier

Le Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières (CSCDGR) a sondé, plus tôt cet été, l’intérêt de la Municipalité en ce qui concerne la reprise du contrat de déneigement à l’école Saint-François-Xavier de Mattice.

Les élus avaient proposé de ne pas soumettre de prix pour cette année, considérant que des hivers comme l’an passé, avec la quantité de neige tombée, le contrat s’est terminé à perte. La directrice générale a donc suivi les recommandations. Toutefois, le CSCDGR est revenu à la charge dans les derniers temps pour voir l’intérêt de la Municipalité à bien vouloir reprendre le contrat cette année puisqu’aucune soumission n’a été reçue de la part d’entreprises privées.

La directrice générale souligne que ce contrat ajoute du travail aux employés municipaux qui doivent faire des heures supplémentaires afin d’accomplir la tâche dans des délais raisonnables. Toutefois, l’employé chargé du déneigement a confirmé qu’il allait le refaire cette année si c’est ce que les élus décident.

«Tel que mentionné dans un rapport précédent, la Municipalité a offert ce service au CSCDGR au cours des six dernières années et le taux établi augmentait de 10 % par année tous les deux ans», explique la greffière.

«Si vous décidez d’aller de l’avant et de suivre les augmentations du passé, le taux établi pour
2026-2027 serait de 3 330 $ (3 025 $ + 10 % = 3327,50 $) par mois, de novembre à avril, pour un total de 19 980 $ pour l’hiver.»

Malgré l’adoption de cette résolution pour préparer une soumission au CSCDGR, la rentabilité de ce contrat inquiète : si on prend un hiver comme l’an passé avec des chutes de neige incroyables, le prix demandé n’est définitivement pas assez élevé. Alors que d’autres hivers, c’est le contraire totalement.