le Vendredi 14 août 2026
le Jeudi 13 août 2026 16:44 Chroniques

À un de ces jours, mon ami Alan

  Photos de courtoisie
Photos de courtoisie

La semaine dernière, la communauté a perdu un de ses joyaux, du fait même je perdais un très bon ami. Je tenais mordicus à lui rendre hommage à ma façon en espérant que ce témoignage rende justice à mes sentiments envers l’homme qu’était Al.

À un de ces jours, mon ami Alan
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Alan Jansson aura laissé son empreinte sur plusieurs d’entre nous par son amitié indéniable, sa bonté et sa joie de vivre ; c’est la raison pour laquelle j’ai recueilli quelques témoignages d’amis touchés par son départ.

Patrick Vaillancourt, président des Lumberjacks

«Dès notre première rencontre, à l’été 2017, Alan nous avait dit : “Pour n’importe quoi dont vous avez besoin, je suis disponible.” Et pendant toutes ces années, il a tenu parole.

Alan s’est donné corps et âme aux Lumberjacks de Hearst. Toujours présent, toujours prêt à aider, il n’a jamais hésité à donner de son temps et de son énergie pour notre équipe, nos joueurs et notre communauté.

Par son dévouement, sa générosité et son amour pour les Lumberjacks, Alan a laissé une marque qui restera gravée à jamais dans l’histoire de notre organisation.

Nous lui serons éternellement reconnaissants pour tout ce qu’il a fait pour les Lumberjacks depuis nos tout débuts.»

Martin Grenier

«Mes tout premiers souvenirs d’Alan sont comme arbitre à la balle molle. Comme joueur dans le softball mineur, j’ai appris à connaître cet homme avec une voix imposante. STIIIIRIKE…. On pouvait très bien entendre ses décisions derrière le marbre même comme voltigeur.

Ensuite, amateurs de hockey, nous avons participé à plusieurs pools à la Légion, un endroit qu’il tenait à cœur.

J’ai vraiment appris à connaître Alan depuis l’arrivée des Lumberjacks. Un bénévole dévoué, Alan était un de mes plus grands fans comme annonceur maison. Peut-être qu’il était fan parce que dieu sait qu’Alan ne se sentait pas à sa place derrière le micro. Ceci dit, serviable comme il était, il n’était pas pour laisser tomber l’organisation.

On s’échangeait beaucoup de textos durant la saison des Jacks afin de parler du rendement de l’équipe et de ses joueurs.

La perte d’Alan va laisser un trou béant du côté marketing et liaison avec les parents des joueurs.

Je suis fier de dire qu’Alan était un ami.

Repose en paix !»

Marc Dupuis

«Au fil des années, j’ai connu Al grâce à la balle molle, au hockey et à la vie communautaire. Lui comme arbitre, moi comme lanceur, notre amitié s’est développée naturellement. J’ai aussi fait du travail de photos pour ses albums sur Facebook et pour son père, un homme que je respectais énormément, tout comme Alan.

Alan n’aimait pas les conflits. Dans mon rôle de conseiller municipal et même de maire, nous avons souvent discuté de politique —locale, provinciale et fédérale. Il apportait toujours une vision calme, réfléchie et respectueuse. Nous avons travaillé ensemble avec Marc Johnson pour nommer le “Fred Neegan Landing” à la rivière Missinaibi de Mattice.

Nous partagions aussi une grande passion pour le hockey et pour notre équipe locale, les Lumberjacks. Et aussi grands admirateurs de Claude Giroux. On a passé plusieurs heures à jouer avec les photos pour ces albums.

Alan était surtout un grand‑papa très fier. Il me parlait souvent des exploits de ses petits-enfants, que ce soit au hockey, à la balle ou au soccer.

Tellement fier de leur réussite. Avec le temps, nous sommes devenus de très bons amis. J’ai même fait le Père Noël pour sa famille et créé les cartes de Noël annuelles pour son père, Sue et Al. Je regrette de ne pas avoir pu le voir une dernière fois, ne sachant pas à quel point sa condition s’était aggravée.

Alan va me manquer.

Il va manquer à toute notre communauté.»

Lance Lafleur

«Je connais Al depuis au moins l’âge de trois ans. Peut-être plus tôt. Je me souviens d’abord de ce jeune garçon blond et amical qui parlait à mon père et moi chez Frank le barbier en me faisant couper les cheveux quand j’avais trois ou quatre ans. Plus tard, nous avons appris à mieux nous connaître en jouant au softball l’un contre l’autre et une fois dans la même équipe, Newago.

Nous étions tous les deux lanceurs. Al était connu pour sa balle papillon (knuckleball), surtout parce qu’il semblait que c’était le seul lancer qu’il savait faire ! En jouant dans la même équipe, Al invitait parfois l’équipe de baseball chez lui pour quelques boissons et c’est à ce moment-là que j’ai pu boire ma toute première Carlsberg. Des années plus tard, nous nous retrouvions à la Légion pour les drafts annuels de notre pool de hockey et sommes devenus bons amis lorsque nous étions tous les deux bénévoles pour l’équipe de hockey des Lumberjacks de Hearst. Al est également devenu un ami très proche de mon défunt père à cette époque ; il a été un compagnon constant pour lui. Al était aussi ami avec mes deux frères et pendant un temps, on aurait dit qu’il faisait partie de notre famille. Après le décès de mon père, Alan passait souvent pour discuter et nous parlions de Trump, de Poilievre et bien sûr des Blue Jays de Toronto. Nos discussions à propos des Jays étaient presque toujours négatives et nous nous envoyions des messages pendant qu’on regardait les matchs, critiquant leur jeu et les mouvements de la direction. Al n’a jamais été un grand fan d’Atkins ni de Shapiro ! Lol.

Al était un bon ami, aimé par beaucoup de monde, doué pour être bienveillant envers quiconque croisait son chemin. Il sera toujours connu sous le nom de M. Hearst Lumberjack.»


 

Vu notre différence d’âge, je n’ai jamais vu Alan jouer au hockey, mais je l’ai par contre vu s’impliquer dans le club de natation, je l’ai côtoyé à la balle molle où il a œuvré comme officiel derrière le marbre pendant plusieurs années, et ces dernières années alors qu’il dévouait toute son énergie au profit des Lumberjacks.

Durant les six saisons de mon émission de radio Le Fanatique, Alan ne tarissait pas d’éloges à mon endroit, s’assurant de m’appeler après chaque émission pour me lancer un gros «Wow Geezer, don’t know how you do it but it’s good.» Il a été un supporteur fidèle chaque semaine et ce fut tellement valorisant.

Alan a occupé plusieurs postes pour assurer le bon fonctionnement des opérations lors des jours de matchs, comme annonceur maison, annonceur à la télé et j’en passe. Il était souvent le premier à aller à la rencontre des nouveaux arrivants et de leurs parents. Il s’assurait de la présence des joueurs dans la communauté à l’Halloween, dans les écoles, au Foyer des Pionniers, etc. Alan maintenait également une communication constante avec les anciens et de là est née sa fameuse phrase «Lumberjack un jour, Lumberjack toujours». Il y a trois ans, Alan a reçu le titre de résident par excellence, soit ambassadeur honorifique de la Ville de Hearst, titre qu’il méritait amplement et qui représentait énormément à ses yeux.

Je vais sincèrement m’ennuyer des messages hebdomadaires qu’on s’échangeait sur les piètres performances des Blue Jays et bien entendu de «ses» Lumberjacks. J’ai tellement apprécié les derniers moments passés avec lui la semaine dernière à la veille de son départ. Je suis immensément reconnaissant envers sa famille de m’avoir permis de lui dire un dernier au revoir.

À l’un de ces jours mon cher AJ, ton départ laisse un grand vide, mais sache que notre amitié sera éternelle.