Dans une lettre adressée au premier ministre, l’organisation demande que ces axes routiers soient officiellement désignés comme des infrastructures nationales essentielles, à double usage, soutenant à la fois la mobilité civile et la préparation en matière de défense.
Selon NOMA, ce corridor constitue un élément clé du réseau de la Transcanadienne dans le nord de l’Ontario, représentant le seul lien routier est-ouest continu entièrement situé au pays entre les provinces de l’Est et de l’Ouest.
Le président de NOMA et maire de Marathon, Rick Dumas, admet que ces routes dépassent largement leur rôle régional. Elles assurent non seulement le transport des personnes et des marchandises, mais soutiennent aussi les chaînes d’approvisionnement essentielles, la résilience économique et la sécurité nationale du Canada.
Le corridor longe également près de 900 kilomètres de frontière non défendue avec les États-Unis et comprend le pont de la rivière Nipigon, un point névralgique puisqu’il s’agit du seul lien routier entièrement canadien reliant l’Est et l’Ouest le long de la Transcanadienne.
Face à ces enjeux, l’association appelle Ottawa à travailler ensemble avec la province, les municipalités et les Premières Nations afin de moderniser et renforcer ce réseau routier par une planification coordonnée et des investissements soutenus. La NOMA estime qu’une désignation à double usage permettrait de reconnaître officiellement l’importance civile et stratégique de ces infrastructures.
En plus de ces demandes, elle propose d’explorer la création d’un second corridor est-ouest au nord du lac Nipigon. Une telle infrastructure, dit-elle, offrirait une alternative essentielle en cas d’interruption du pont de Nipigon, comblant une lacune importante dans le réseau actuel, qui ne dispose d’aucune route de rechange entièrement canadienne dans ce secteur.
Selon Rick Dumas, l’ajout d’un corridor secondaire permettrait non seulement d’améliorer la résilience du réseau national, mais aussi de soutenir le développement économique futur du nord de l’Ontario.
Après plusieurs initiatives revendiquant plus de sécurité routière partout dans le nord de l’Ontario, et plus précisément ce problème visant les routes 11 et 17 qui, de façon très fréquente provoquent des incidents souvent mortels, l’association a manifesté son souhait de rencontrer le premier ministre ainsi que des ministres fédéraux clés pour discuter de cette proposition et examiner les possibilités de collaboration avec les différents ordres de gouvernement et les Premières Nations.
Enfin, la NOMA affirme être prête à participer activement à la mise en place d’un réseau routier moderne, sécuritaire et résilient dans le nord de l’Ontario, estimant que le renforcement des routes 11 et 17 est essentiel pour maintenir la connectivité du pays, sa compétitivité économique et sa sécurité.
