Le député conservateur Gaétan Malette
La question de l’état de l’autoroute 11, un axe vital du nord de l’Ontario, s’est invitée au cœur des débats parlementaires avec cet engagement de M. Mallette visant à interpeler le gouvernement fédéral avec des solutions concrètes.
«Je suis au courant de tout ce qui se passe chez nous ; c’est terrible et ce n’est pas acceptable. J’ai étudié la situation, on m’a expliqué comment le processus fonctionnait et la motion est déposée officiellement. Et puis, pendant le printemps ou un peu plus tard, je ferai un discours de 15 min (…). Je vais retourner dans le coin la semaine prochaine. On va commencer à travailler sur une pétition parce que le plus de signatures qu’on pourra ramasser, le plus que ça va renforcer la motion.»
Dans cette motion, identifiée sous le numéro M-26, le député souligne l’urgence d’améliorer la sécurité et la fiabilité de la route 11, un corridor stratégique qui assure la circulation des biens, des services et des personnes à travers les frontières provinciales.
Il a rappelé que pour les communautés nord-ontariennes, cette route n’est pas seulement un lien routier, mais elle constitue une artère économique essentielle, souvent la seule option pour le transport à longue distance.
M. Géatan Mallette est très optimiste en souhaitant obtenir gain de cause sur cette motion, car il a indiqué qu’au côté de son caucus conservateur, ses collègues députés ont tous travaillé ensemble, avec lui, sur toutes les étapes et ils étaient très enthousiastes.
«Ça sera bien surprenant si la motion n’est pas bien vue, parce que c’est une motion non partisane et c’est juste pour améliorer la vie. Je me souviens qu’au début, j’avais un discours pour me préparer pour ces projets-là et j’avais tout en tête. Mais à un moment donné, il y a quelqu’un qui est venu me voir en me disant “Géatan, les routes c’est provincial”. Je lui ai dit : écoute, je m’excuse, mais la Transcanadienne a été mise en place en 1949 pour deux choses : le commerce entre les provinces et la sécurité nationale.»
D’ailleurs, son texte insiste également sur les répercussions nationales de l’état actuel de l’infrastructure.
Selon la motion, une autoroute 11 sécuritaire et fiable est indispensable pour soutenir la stabilité économique du pays, la résilience de la chaîne d’approvisionnement, même la sécurité nationale.
Toutefois, dans un contexte marqué par des perturbations logistiques fréquentes et des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles notamment pendant l’hiver, la vulnérabilité de ce corridor inquiète tant les élus locaux que les acteurs économiques.
Parmi les mesures proposées, Gaétan Malette demande que l’autoroute transcanadienne 11 soit officiellement désignée comme projet d’intérêt national en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada.
Une telle désignation permettrait, selon lui, d’achever enfin les travaux amorcés depuis la Loi sur la route transcanadienne de 1949 et de donner une vision à long terme à son développement.
Le député compte travailler avec tous ses alliés, mais il invite aussi le gouvernement fédéral à prioriser la planification afin de répondre aux besoins actuels et futurs en transport, à réduire les retards et à renforcer la connectivité interprovinciale.
À cela s’ajoute que sa motion propose la création d’un groupe de travail conjoint réunissant Infrastructures Canada, Transports Canada et les provinces concernées, dans le but d’harmoniser les normes, le financement et les échéanciers.
Pour le député conservateur, cette approche coordonnée est la clé d’une mise en œuvre rapide et efficace dont l’objectif ultime est de transformer la route 11 en un corridor national plus sûr, plus résilient et plus performant, capable de soutenir le commerce interprovincial et la compétitivité économique du Canada à long terme.
Reste à voir si le gouvernement fédéral donnera suite à cet appel. Mais pour les usagers quotidiens de la route 11 et les collectivités du nord subissant de façon très fréquente des difficultés liées à cette insécurité routière, la motion M-26 pourrait remettre sur la table un enjeu qu’ils jugent depuis longtemps crucial.
