le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 11 mars 2026 15:00 Arts et culture

Échanges enrichissants autour de la littérature

Les participantes et participants ont suivi avec grand intérêt la présentation tenue à la bibliothèque de l’UdeH. — Photo : Ndery Dione
Les participantes et participants ont suivi avec grand intérêt la présentation tenue à la bibliothèque de l’UdeH.
Photo : Ndery Dione

La bibliothèque de l’Université de Hearst a récemment accueilli une activité de causerie littéraire consacrée aux œuvres de la littérature autochtone contemporaine.

Échanges enrichissants autour de la littérature
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Il s’agissait de la première activité tenue dans ce lieu universitaire inauguré le 23 janvier dernier après quelques mois de réfections. Cette causerie littéraire a été organisée à la suite du don récent de plusieurs ouvrages proposant des perspectives autochtones à la bibliothèque de l’UdeH.

Ce rassemblement, centré sur la découverte de certaines réalités des Premières Nations à travers des œuvres, avait pour thème «littérature autochtone contemporaine francophone». L’initiative a été lancée par Philippe Sarrasin Robichaud, professeur de français à l’Université de Hearst.

La présentation de l’activité «midi-causerie» a été assurée par Isabella Huberman, spécialiste du domaine et professeure adjointe au Département d’études françaises, italiennes et hispaniques de l’Université de la Colombie-Britannique, actuellement de passage dans la région.

Des étudiants, quelques professeurs, des membres de l’Université de Hearst ainsi que quelques personnes de la communauté sont venus assister à la présentation, permettant à Mme Huberman d’expliquer le contenu d’œuvres littéraires autochtones telles que Mononk Jules, Tracer un chemin / Meshkanatsheu Ahaha’yeh Hatihente’, Le terre-plein de la destinée, L’amant du lac et bien d’autres.

«J’ai vraiment apprécié la discussion qu’on a eue et c’était un grand plaisir pour moi. J’ai partagé mes connaissances sur la littérature autochtone et les gens sont venus poser des questions et on a eu de belles discussions (…)», a révélé Isabella Huberman.

Elle a ajouté que sa présentation portait sur une sélection variée d’œuvres d’écrivains issus de différentes périodes, plus précisément des années 1990 à aujourd’hui, provenant également de diverses nations autochtones.

«Donc, c’est une sélection qui n’inclue pas toute la littérature autochtone autant pour elle, mais c’est une belle représentation puisqu’elle montre toute la diversité», précise Mme Huberman.

Sa rencontre avec le public, que l’on pourrait qualifier de rendez-vous de causerie sur «la littérature autochtone contemporaine francophone», s’est déroulée sous la forme d’une discussion accessible et stimulante, ouverte à toutes les personnes présentes à la bibliothèque.

Les étudiantes et étudiants ainsi que l’ensemble des gens qui ont participé à cette activité se sont montrés très impliqués, posant des questions et apportant des contributions, notamment Patrice Villeneuve, étudiant en enjeux humains et sociaux, Marie Lebel, professeure et historienne à l’Université de Hearst, ainsi que Joël Lauzon, conseiller à la Municipalité de Hearst.

Isabella Huberman nous a exprimé sa satisfaction à l’issue de cette causerie, rappelant qu’elle y participait sur invitation et qu’il s’agissait également de sa toute première visite à Hearst.

Mme Huberman est l’autrice de l’ouvrage Histoires souveraines : poétiques du personnel dans les littératures autochtones au Québec, publié aux Presses de l’Université de Montréal en 2023. Elle collabore actuellement avec la poète crie Margaret Sam-Cromarty à l’édition de ses œuvres, James Bay Memoirs and Other Stories, dont la parution est prévue en avril 2026.

Le professeur Philippe Sarrasin Robichaud, initiateur de cette activité, a indiqué que son objectif est d’encourager l’interaction avec les livres, ce qui peut permettre de revisiter l’histoire, mais aussi de donner à ces œuvres-là une «certaine consistance».

«Les livres n’existent pas s’ils ne sont pas lus. Alors, j’ai beau vouloir que certaines œuvres intègrent les collections, mais si on ne signale pas leur entrée, les gens ne pourront pas connaître leur disponibilité. Donc, si on ne les présente pas, ça sera très difficile pour eux de les faire exister. Il y a beaucoup de choses qui existent autour de nous, mais qui n’existent pas parce qu’elles ne sont pas en ce moment en train d’être appuyées (…)», conclut M. Robichaud.