Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) et vise à mieux encadrer la fabrication, l’utilisation, la vente et l’importation de certaines substances toxiques, ainsi que des produits qui en contiennent.
Le nouveau règlement introduit des restrictions plus strictes sur plusieurs substances préoccupantes, notamment le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), l’acide pentadécafluorooctanoïque (APFO), les acides perfluorocarboxyliques à longue chaîne (APFC à LC), l’hexabromocyclododécane (HBCD) et les polybromodiphényléthers (PBDE).
Cependant, il supprime certaines exemptions qui existaient jusqu’ici, limitant ainsi des activités autrefois permises.
À cela s’ajoutent deux nouveaux ignifuges que sont le Déchlorane Plus (DP) et le décabromodiphényléthane (DBDPE), interdits de même que les produits qui en contiennent, avec quelques exceptions spécifiques.
En outre, ce règlement simplifie la règlementation actuelle en consolidant toutes les exemptions propres à chaque substance, facilitant ainsi la compréhension et l’application des mesures.
Selon les autorités, ces nouvelles dispositions permettront de renforcer la protection de l’environnement et de la santé humaine, tout en clarifiant les obligations des industries et des commerçants.
Pour Cassie Barker, gestionnaire principale de programme chez Environmental Defence, cette annonce constitue un pas important vers un avenir moins toxique, mais elle reste insuffisante.
«Nous encourageons le gouvernement à aller plus loin et à règlementer l’ensemble de la classe des PFAS, afin que les milliers de substances chimiques non règlementées présentes sur le marché, dans notre eau potable et nos produits du quotidien, soient interdites», affirme-t-elle.
Dans son communiqué, elle considère ces mesures prises par le gouvernement fédéral comme étant importantes, visant à protéger la santé des Canadiens et à réduire l’exposition aux fameux «produits chimiques éternels».
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) qui sont des milliers de produits chimiques synthétiques persistants, «polluants éternels», utilisés dans plus de 200 catégories de produits allant des vêtements aux couches en passant par le mobilier et sont présents dans le sang de 98,5 % des Canadiens.
Ces substances chimiques sont liées à des maladies de la thyroïde, à l’asthme et à divers cancers.
Les populations particulièrement vulnérables incluent les bébés et enfants, les communautés autochtones, ainsi que les personnes vivant près de sites industriels ou militaires. De plus, les pompiers sont également exposés en raison de leur équipement et des mousses anti-incendie.
D’après Environmental Defence, l’industrie a longtemps été consciente des dangers des PFAS, mais a privilégié ses profits au détriment de la santé publique. L’organisation appelle donc les fabricants et détaillants à garantir dès maintenant que leurs produits soient exempts de ces substances.
La règlementation fédérale reste, selon les experts, la méthode la plus efficace pour assurer une élimination rapide et complète des PFAS, même si de plus en plus de marques s’engagent à produire des articles «sans PFAS».
L’organisme Environmental Defence, un acteur majeur de la défense environnementale au Canada, continue de militer pour un retrait total de ces produits chimiques afin de protéger les communautés et l’environnement.
Selon les autorités compétentes du gouvernement fédéral, ces nouvelles dispositions permettront de renforcer la protection de l’environnement et de la santé humaine, tout en clarifiant les obligations des industries et des commerçants.
