Dans un esprit de générosité fidèle au thème du livre, même si M. Bies a quitté Hearst depuis 1962 après son secondaire pour aller poursuivre ses études universitaires, il vend chaque exemplaire 5 $ et a mandaté sa nièce, Krista Siska Joanis, qui vit actuellement à Hearst, de remettre les revenus des ventes à des organismes de bienfaisance locaux, dont Samaritain du Nord, la banque alimentaire de Hearst, et le Foyer des Pionniers.
Mme Joanis s’est rendue au Foyer des Pionniers de Hearst jeudi dernier afin de remettre un don de 150 $ à la directrice générale, Nathalie Morin. Cette somme provient des ventes déjà réalisées du livre It Has To Be Balsam, écrit par son oncle.
Krista Siska Joanis, ainsi que sa belle-mère et son beau-père avec Nathalie Morin
«Les livres que j’ai vendus ici, au lieu d’envoyer l’argent à Ernie, il a décidé de faire des dons. J’ai fait un don de 150 $ hier au Samaritain du Nord, la banque alimentaire de Hearst. Et puis, vu que ses deux amis, qui ont vécu ensemble leur jeunesse, sont présentement au Foyer des Pionniers, Ernie Bies a décidé également de donner 150 $ au Foyer. Ces deux amis d’enfance sont en même temps mon beau-père et ma belle-mère», explique Krista Siska Joanis.
Elle a précisé que sa mère et l’auteur du livre, qui vit actuellement à Nepean dans la région d’Ottawa, sont frère et sœur. Elle a également mentionné qu’elle et son fils sont les seuls membres de la famille à demeurer à Hearst, exprimant sa fierté à l’égard de son oncle pour son énergie et sa détermination.
M. Bies, même s’il ne vit plus à Hearst depuis très longtemps, rappelle souvent sa nièce, conserve toujours des liens étroits avec la ville et n’oublie jamais les moments de sa vie vécus dans le Nord de l’Ontario.
Ernie Bies nous a confié qu’il maintient toujours des contacts avec ses amis et ses proches de Hearst. Il a ajouté qu’en dehors de ses activités d’écriture, il a mis sur pied, depuis 2007, une initiative intitulée «les déjeuners du Hearst Café à Ottawa».
Le plus grand déjeuner dont il se souvient avait rassemblé de 50 à 60 personnes, toutes des anciens de Hearst. Il a également créé le groupe Facebook «Hearstory», qui compte maintenant plus de 4000 membres.
«Il y a peut-être pas mal de gens qui ne savent pas que j’ai été le premier ambassadeur de Hearst, en 2014. Ma devise était : Le monde n’est pas petit, Hearst est grand.»
L’idée de ce livre est née en 2011, lorsque Ernie Bies a rédigé sa première histoire de Noël pour la lettre familiale annuelle. Ce texte, évoquant les gâteries slovaques préparées par sa mère et offertes aux voisins du chemin Bradlo, a suscité un engouement inattendu et c’est à partir de ce moment que ses amis et connaissances ont commencé à lui envoyer leurs propres récits.Sa carrière d’auteur a véritablement pris son envol, révèle-t-il, lorsque Syl Belisle a publié son histoire dans Highgrader Magazine, l’encourageant à en écrire davantage.
Rappelons que M. Bies a déjà publié plusieurs livres, mais que pour ce nouveau projet, il a invité ses proches à y contribuer. Parmi eux figure Michel Filion, de Hearst, dont l’histoire humoristique intitulée It Has to Be Balsam, inspirée de ses mésaventures avec un sapin de Noël, est devenue le titre du livre.
Le recueil explore une large gamme de souvenirs touchants ou cocasses, dont l’attente du Père Noël, le catalogue Eaton, les retours sur des routes glacées, la vie militaire, les traditions culinaires et artisanales, les concerts de Noël, sans oublier quelques personnages locaux bien connus.
Le livre est disponible à Ottawa auprès de l’auteur, à Hearst chez Krista Joanis, ainsi qu’à Kapuskasing, Killaloe, Barry’s Bay, White Lake, Golden Lake et sur Amazon.ca.
