Poussée par le désir de faire carrière dans le domaine de la gestion, elle entame une première année universitaire en gestion financière et comptable dans son pays.
Le parcours d’Osnelle commence au Bénin, son pays natal, où elle obtient un diplôme en comptabilité à la fin de ses études secondaires.
Mais, très vite, son rêve de poursuivre ses études à l’international prend le dessus.
« J’ai toujours rêvé d’étudier au Canada, notamment à l’Université d’Ottawa, » confie-t-elle. Toutefois, le destin en a décidé autrement. C’est son oncle, déjà installé à Montréal, qui l’oriente vers l’Université de Hearst, située dans le nord-est de l’Ontario. Une amie sur place lui trouve même un appartement avant son arrivée. Ainsi, c’est dans cette petite ville francophone qu’Osnelle commence une nouvelle vie.
Avant de venir s’installer à Hearst, Osnelle fait escale à Montréal pour effectuer sa quarantaine sanitaire, en pleine crise de la COVID-19. « J’ai fêté Noël avec mon oncle et commencé mes cours à distance », se souvient-elle. D’ailleurs, elle avait même commencé une session de cours virtuels alors qu’elle était encore au Bénin, avec tous les défis que cela implique. « Le décalage horaire rendait les choses difficiles, mais je voulais absolument réussir ».
Osnelle Sevi ne cache pas son enthousiasme pour parler de son expérience académique à l’Université de Hearst. « Le mode de fonctionnement des cours en bloc est très flexible. On suit un cours à la fois, ce qui permet de bien se concentrer. C’est très différent du système que j’ai connu avant, où l’on devait jongler avec plusieurs cours et examens en même temps. »
Cette approche pédagogique lui a permis de mieux assimiler les matières et de développer une réelle passion pour la gestion. Son passage à l’Université de Hearst a également été marqué par des rencontres importantes, comme son mentor bienveillant et une amie fidèle qui l’ont aidée à traverser les moments les plus difficiles de son adaptation.
Comme beaucoup de nouveaux arrivants, Mme Sevi a dû faire face à l’un des plus grands défis de l’installation au Canada : l’hiver. « C’était un choc pour moi. Le froid du Nord ontarien est très extrême, surtout quand on vient d’un pays chaud comme le Bénin. » Mais elle souligne aussi l’importance du soutien qu’elle a reçu. « Mon amie et mon mentor m’ont beaucoup aidée à m’adapter. Grâce à eux, j’ai pu surmonter ce choc. »
Osnelle Sevi a d’abord occupé quelques emplois dans des commerces locaux, notamment chez Independent et Hearst Corner Store. Ces expé-iences, bien qu’éloignées de son domaine d’études, lui ont permis de s’immerger dans la communauté et de comprendre les réalités du marché du travail canadien.
En parallèle de ses différentes activités professionnelles, Mme Sevi s’est lancée dans l’entrepreneuriat en développant sa propre entreprise : la confection de gâteaux sur commande, destinés à une clientèle locale. Elle confie que la cuisine est une passion qui l’anime depuis qu’elle est au Bénin. En fait, c’est un talent qu’elle a su transformer en opportunité, en lançant sa propre activité culinaire.
Mais c’est à la Caisse Alliance qu’elle a véritablement trouvé sa voie. Employée à temps plein comme agente financière du crédit au parti-culier, elle travaille aujourd’hui dans un domaine qui la passionne. « Je suis très reconnaissante envers la Caisse Alliance. C’est grâce à eux que j’ai pu m’épanouir professionnellement dans mon domaine d’études, » affirme-t-elle.
Installée depuis quelques années maintenant à Hearst, Osnelle envisage sérieusement de s’établir de façon permanente au Canada. « Je suis intéressée par la résidence permanente. Je veux développer mes compétences professionnelles ici et contribuer à la société canadienne. »
Mme Sevi voit dans le Canada un pays d’opportunités, notamment pour les jeunes. « Les jeunes commencent à travailler dès 15 ans, ce qui leur donne de l’expérience et une certaine indépendance financière. Et puis, il y a la diversité culturelle, l’accès à de nombreux services pour tous, ce qui est très inspirant. »
La distance avec sa famille reste un point sensible, même si elle a pu compter sur le soutien de son oncle à Montréal. En l’absence de ses proches, ce sont les amitiés tissées sur place et l’appui de la communauté de Hearst qui ont fait toute la différence.
