le Mercredi 3 juin 2026
le Samedi 8 mars 2025 8:00 Société

Le parcours exaltant de Marième Diagne du Sénégal au Canada

Diplômée récemment en enjeux humains et sociaux à l’Université de Hearst, elle partage son aventure, ses motivations et sa vision de l’avenir.  — Photo de courtoisie
Diplômée récemment en enjeux humains et sociaux à l’Université de Hearst, elle partage son aventure, ses motivations et sa vision de l’avenir.
Photo de courtoisie

Installée à Hearst depuis l’automne 2021, Marième Diagne, une jeune musulmane Sénégalaise de 23 ans, incarne à la fois la détermination et l’adaptabilité. De Dakar au Nord-Est de l’Ontario, son parcours académique et personnel est marqué par des défis surmontés et des expériences enrichissantes.

Le parcours exaltant de Marième Diagne du Sénégal au Canada
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Avant de venir au Canada, Marième a effectué l’ensemble de son parcours scolaire à Dakar, où elle a obtenu un diplôme de fin d’études secondaires en sciences économiques et sociales à l’école Saint-Jean d’Arc. Poussée par son intérêt pour la gestion et les affaires, elle a ensuite poursuivi deux années d’études en management avant de prendre une décision qui allait changer sa vie : s’envoler vers le Canada pour y poursuivre un baccalauréat en enjeux humains et sociaux. 

Ce choix, réfléchi, était bien plus qu’un simple projet académique. «J’ai toujours rêvé de voyager, de découvrir d’autres horizons et d’approfondir mes connaissances», explique-t-elle. L’influence familiale a également joué un rôle clé dans sa décision, car plusieurs de ses cousins et cousines sont nés ou vivent déjà au Canada. 

Mme Diagne a opté pour l’Université de Hearst, un choix qui s’explique par des raisons bien précises. «Ce qui m’a attirée à l’Université de Hearst, c’est son mode de fonctionnement unique. On suit un cours à la fois, ce qui permet de mieux se concentrer et d’approfondir les notions.» 

Cette approche diffère totalement du système sénégalais, où les cours sont souvent dispensés en commun, rendant parfois difficile une compréhension approfondie des matières. «Ici, les professeurs prennent le temps d’expliquer et s’assurent que chaque étudiant ait bien assimilé le contenu», ajoute Mme Diagne. 

Musulmane pratiquante, Marième porte le voile depuis 2021, une décision qui marque un tournant dans son cheminement spirituel. «C’est le décès de mon grand-père, en février 2021, qui m’a fait réfléchir sur ma foi.» Ancien professeur d’université, son grand-père était une figure inspirante avec qui elle a passé beaucoup de temps. 

Avant cet évènement, elle reconnait qu’elle pratiquait sa religion de manière plus marginale. «Après sa mort, j’ai réalisé l’importance de suivre les enseignements de ma foi. J’ai commencé à étudier le Coran, à approfondir ma spiritualité et à faire du voile une priorité dans mon mode de vie.» 

Mme Diagne insiste sur le fait que le port du voile ne signifie pas être une personne parfaite, mais que c’est plutôt un engagement personnel vers une meilleure pratique de sa religion. «C’est un avancement positif dans mon parcours spirituel», affirme-t-elle. 

Marième a donné aussi son point de vue sur le mois de Ramadan, qu’elle considère comme étant un moment privilégié. «C’est un véritable challenge de ne pas manger ni boire du lever au coucher du soleil pendant un mois, mais cela en vaut la peine.» Elle rappelle que ce mois sacré est un moment d’introspection et de rapprochement avec Dieu. «Ce n’est pas juste une privation alimentaire. C’est aussi l’occasion d’augmenter ses prières et de réfléchir à son avenir et à celui de sa famille.» 

S’adapter à une nouvelle culture et à un climat rigoureux n’a pas été une simple affaire. En arrivant, en 2021, Mme Diagne a connu un premier hiver difficile. «Je n’avais jamais vécu un froid pareil, et les tempêtes de neige étaient un véritable choc», se souvient-elle. Maintenant, après plusieurs années, elle est bien adaptée et sait mieux gérer les températures extrêmes, même avec son voile. 

Au-delà du climat, l’éloignement familial a été un autre défi majeur. «Quitter ma famille et me retrouver seule dans une nouvelle ville n’a pas été facile.» Pourtant, la chaleur humaine des Canadiens l’a beaucoup aidée. «Ce qui me fascine le plus ici, c’est l’ouverture et l’accueil chaleureux des gens de la communauté. Même un simple sourire à l’épicerie ou dans les autres lieux publics peut illuminer ma journée.» 

Côté logement, alors que de nombreux nouveaux arrivants sont confrontés à une crise du logement, Marième explique qu’en 2021 elle n’avait pas de complication liée à cette problématique. «Je n’ai pas rencontré de difficultés majeures à mon arrivée, contrairement à d’autres.» 

Alors qu’elle vient de terminer ses études, Marième envisage de s’installer au Canada à long terme. «Je suis intéressée par la résidence permanente, car je veux construire une carrière solide ici.» Sa famille étant répartie entre Montréal, Toronto et Ottawa, elle se sent déjà un peu chez elle au Canada. Son objectif est clair : trouver un emploi qui lui permettra de mettre en pratique ses compétences tout en s’épanouissant professionnellement. 

Côté logement, alors que de nombreux nouveaux arrivants sont confrontés à une crise du logement, Marième explique qu’en 2021 elle n’avait pas de complication liée à cette problématique.

«Je n’ai pas rencontré de difficultés majeures à mon arrivée, contrairement à d’autres.» 

Photo de courtoisie

Alors qu’elle vient de terminer ses études, Marième envisage de s’installer au Canada à long terme. «Je suis intéressée par la résidence permanente, car je veux construire une carrière solide ici.» Sa famille étant répartie entre Montréal, Toronto et Ottawa, elle se sent déjà un peu chez elle au Canada. Son objectif est clair : trouver un emploi qui lui permettra de mettre en pratique ses compétences tout en s’épanouissant professionnellement.