Aucune décision n’a été prise. L’administrateur en chef de la ville, Éric Picard, a entamé ses recherches dans le but d’acquérir le plus d’informations possible pour être en mesure de les présenter lors de la prochaine réunion du conseil. « Je veux souligner que cette présentation était à titre d’information et que les autres conseils scolaires seront appelés à faire des offres du même genre avant qu’une décision soit prise. »
Lors de sa présentation, M. Laliberté explique qu’il a été mis au fait qu’il y a une liste d’attente pour intégrer les services de garde à Hearst et la proposition serait pour appuyer la Ville avec cela. Rappelons que le CSPNE a accès à des fonds fédéraux exclusifs dans sa phase de construction d’un nouveau bâtiment destiné aux élèves du secondaire. « Cette fenêtre de financement pourrait se refermer très rapidement advenant un changement politique lors d’élections. On n’aimerait pas perdre cette opportunité-là pour la communauté », explique-t-il. « Notre offre est simple : on construit l’espace des salles, les salles de bain, la cuisine, les modules de jeux extérieurs, on va tout équiper et, en échange, on vous demande 1 $ pour la location annuelle. Ce prix inclut la ventilation, l’eau, l’électricité, les réparations, le nettoyage, le chauffage et le déneigement. »
Pour pouvoir envoyer son application à la province, le CSPNE demande l’appui de la Ville de Hearst et qu’elle fasse une recommandation à la direction du Conseil administratif des services du district de Cochrane (CSDC), car une lettre de leur part est requise dans le processus.
Dans la lettre envoyée par le CSPNE le 16 octobre dernier à l’attention du maire Roger Sigouin, on pouvait lire que : « Leurs attentes face à l’engagement de la Ville envers le CSPNE pour leur garderie sont d’avoir un contrat exclusif entre les deux entités, une licence qui inclut et/ou nomme le Conseil scolaire public du Nord-Est, une confirmation que la Ville fournit la main-d’œuvre sur le site de Passeport Jeunesse et qu’on maximise le montant d’élèves dans notre garderie sans pénurie de main-d’œuvre, que l’on peut ajouter notre personnel en priorité sur vos listes d’attente (après vos priorités de la Ville) et que vous vous procurez une assurance responsabilité civile de 5 000 000 $. »
Les élus avaient quelques questions, le conseiller Lemaire a demandé si les employés de cette garderie deviendraient des employés municipaux ou des employés du Conseil scolaire public du Nord-Est. Ce à quoi le directeur de l’éducation a répondu : « C’est votre garderie, vos employés, nous on est seulement le gérant de l’espace à titre de locateur, on ne s’ingère pas dans l’administration de votre garderie. »
Le conseiller Lauzon pour sa part s’interrogeait sur le point qui stipule que les places doivent toujours être maximisées sur le site de Passeport Jeunesse sans jamais subir de pénurie de main-d’œuvre. « Est-ce que ça veut dire qu’en cas de pénurie de main-d’œuvre nous devons envoyer les enfants et notre main-d’œuvre à votre garderie et risquer de perdre le financement que le CSDC accorde à notre établissement ? »
Selon Yves Laliberté, étant donné qu’il s’agit d’enfants d’âge préscolaire, cela nécessite un peu moins au niveau de la dotation, avec moins d’éducatrices par enfant par groupe. « Nous voulons construire 48 places préscolaires, donc si vous avez 48 enfants et des éducatrices qualifiées en petite enfance pour desservir ces 48 enfants, hé bien on les souhaite tous chez nous. On ne souhaiterait pas que notre garderie soit à moitié vide parce qu’il y aurait un groupe préscolaire ailleurs, on souhaite maximiser tout le préscolaire sur un site, qui serait notre site », conclut-il.
Aucune décision n’a été prise pour le moment et les élus n’en ont même pas discuté entre eux après la délégation. À suivre…
