Leurs inquiétudes se sont concrétisées lorsque la Ville de Hearst a passé une nouvelle politique au conseil municipal, indiquant que dorénavant les contribuables seront sur une liste prioritaire et que les familles vivant à l’extérieur des limites de la ville seront sur une seconde liste.
« Nous n’aurons jamais de place tant et aussi longtemps qu’il y a des noms sur la première liste. Soyons réalistes, ça signifie que nous n’aurons jamais de place. Deuxièmement, ça serait une opportunité de créer de l’emploi à Mattice et ça inciterait aussi les jeunes familles à déménager dans notre belle communauté. Il n’y a présentement pas de gardiennes qualifiées et qui donnent des reçus dans la municipalité », explique Macha Plamondon.
Les jeunes femmes ont un plan déjà élaboré pour l’emplacement. Elles ont pensé prendre un des locaux dans l’École catholique François-Xavier et clôturer une partie de la cour extérieure, etc. Le conseiller Brousseau leur a toutefois demandé si elles avaient communiqué avec le Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières avant la rencontre, ce qui n’était pas encore fait.
« Ça donnerait une deuxième vie à notre belle école. Nous nous sommes basées sur la Ville de Kapuskasing, où plusieurs garderies se retrouvent justement dans les écoles, ainsi qu’à Constance Lake. »
Les matriarches sont réceptives à tout autre endroit qui pourrait être l’hôte de leur projet. « Nous pensions avoir les mêmes heures d’ouverture que la garderie à Hearst, soit de 7 h à 18 h, pour accommoder pas mal tous les parents. Nous voulons aussi mettre en place un programme avant et après l’école ainsi qu’un programme d’été pour les enfants d’âge scolaire. »
Mme Plamondon a fait savoir qu’elles ont trouvé une éducatrice qualifiée, une autre qui serait prête à terminer ses études en éducation de la petite enfance, une personne ayant un cours en gestion de garderies, plusieurs personnes non qualifiées ainsi que des étudiants du secondaire qui seraient prêts à joindre l’équipe.
« Pour ce qui est de la nutrition, nous avions pensé que les gens pourraient amener leur collation et leur repas. Ainsi, les risques d’intolérance ou d’allergies seraient évités pour le personnel de la garderie. Sinon, nous avions pensé faire équipe avec des entreprises locales. Jack’s Corner Store a une cuisine certifiée et le Ptit Marché ainsi que Ti-Bob Gaz Bar pourraient s’occuper des collations santé. »
Les mères désirent aussi voir des tarifs comparables, ou près de ceux en vigueur à la Garderie Bouts de chou à Hearst. Elles tiennent à ce que les enfants puissent bénéficier de jeux extérieurs ainsi que d’activités appropriées à leur âge, favorisant leur développement et leur bienêtre. « Enfin, pour nous, il est essentiel que la garderie fournisse des reçus pour que les parents puissent obtenir des crédits d’impôt et des aides financières disponibles. »
Les élus se sont montrés très réceptifs et poursuivront ensemble la discussion pour les prochaines étapes. Le maire Dupuis a exprimé une incompréhension quant au nouveau système de liste à Hearst, rappelant que Mattice-Val Côté fait partie du territoire de Hearst au niveau du conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane (CDSSAB).
L’administratrice de la municipalité, Guylaine Coulombe, devait dès cette semaine dresser une liste de tâches et de personnes à contacter dans ce dossier.
