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le Mardi 29 juillet 2025 12:34 Provincial

Permis de travail aux demandeurs d’asile: l’Ontario fait volte-face

Le premier ministre ontarien Doug Ford, en mêlée de presse à Queen's Park. — Photo : Émilie Gougeon-Pelletier/Archives Le Droit
Le premier ministre ontarien Doug Ford, en mêlée de presse à Queen's Park.
Photo : Émilie Gougeon-Pelletier/Archives Le Droit

Après avoir passé la dernière semaine à revendiquer les pouvoirs constitutionnels pour lui permettre de délivrer des permis de travail aux demandeurs d’asile, le premier ministre ontarien Doug Ford recule.

Permis de travail aux demandeurs d’asile: l’Ontario fait volte-face
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À l’issue d’un sommet de trois jours avec les dirigeants du pays à Muskoka, en Ontario, le premier ministre Doug Ford a annoncé la semaine dernière qu’il prévoyait contourner le gouvernement fédéral et commencer à délivrer des permis de travail aux demandeurs d’asile résidant dans la province en vertu d’une clause inscrite dans la Constitution.

«Nous avons compétence dans ce domaine», a-t-il déclaré, mercredi dernier. Personne ne comprend mieux les secteurs et leurs besoins en main-d’œuvre que les premiers ministres provinciaux.»

Doug Ford est finalement revenu sur sa décision, lors d’une mêlée de presse à Queen’s Park, lundi matin.

«Nous voulons collaborer»

«Nous voulons collaborer avec le gouvernement fédéral. Nous ne voulons pas prendre en charge le système d’immigration en tant que tel et en assumer le fardeau», a-t-il soutenu, sans expliquer pourquoi il a changé son fusil d’épaule.

Il a toutefois souligné que le gouvernement fédéral est responsable des délais de traitement des demandes d’asile et du processus d’octroi des permis de travail, mais que ce sont les provinces qui subissent le fardeau financier des individus qui attendent de connaître leur sort au Canada.

Le premier ministre ontarien a indiqué que les retards constatés dans le système de traitement des demandes d’asile coûtaient 1 milliard de dollars à l’Ontario en aide aux réfugiés.

«Ces gens perçoivent l’aide sociale, la scolarisation et la gratuité des soins de santé. Je veux qu’ils travaillent. Et si nous pouvons soutenir le gouvernement fédéral et en avons la capacité, nous sommes prêts à le faire», a-t-il insisté.

Doug Ford a raconté qu’il n’a qu’à se rendre au Tim Hortons près de chez lui pour réaliser que les demandeurs d’asile sont d’accord avec lui. «Ils veulent travailler, mais au lieu de ça, on les paie pour rester dans une chambre d’hôtel. Ce n’est pas juste pour eux. Ce n’est pas juste pour les contribuables ontariens.»

Le premier ministre et ses homologues des autres provinces et territoires du Canada ont convenu de rechercher une plus grande autonomie en matière d’immigration lors de leur réunion estivale du Conseil de la Fédération, la semaine dernière.

Dans leur communiqué final, ils ont également indiqué qu’ils affirmeraient leur autorité constitutionnelle, partagée avec Ottawa, en matière d’immigration, citant les pouvoirs du Québec en la matière et ajoutant que cette démarche pourrait inclure la délivrance de permis de travail provinciaux.

Le ministre du Travail de l’Ontario, David Piccini, a déclaré lundi que 280 000 demandes d’asile attendent d’être traitées, dont 140 000 en Ontario.