Sur les rives de ce qui était un lac à cette époque, les scientifiques ont mis à jour des millions d’outils en bois, vieux de 300 000 ans. Ces bâtons sculptés dans des branches et des racines étaient pointus et servaient probablement à creuser le sol pour récolter des tubercules.
Le groupe d’homininés qui habitait le site savait donc quelles plantes étaient comestibles et ces gens utilisaient des outils pour les trouver, expliquent les chercheurs dans une étude parue le 3 juillet dans la revue Science. Selon eux, l’alimentation était surtout végétarienne, comme en font foi les restants de plantes identifiés sur le site: notamment des noisettes, des noix de pin, des raisins et des kiwis.
Cela étant dit, raisonnent également les chercheurs, ils mangeaient probablement de la viande à l’occasion, puisque les chercheurs ont observé quelques os d’animaux.
L’environnement du site archéologique pourrait expliquer l’alimentation particulière de ses anciens habitants. La forêt subtropicale est en effet une source abondante de végétaux comestibles.
Même si le menu de nos ancêtres variait certainement d’une région à l’autre (contrairement à une croyance répandue, il n’existe pas un « régime paléo » universel), ces découvertes démontrent que ces gens consommaient beaucoup plus d’aliments d’origine végétale qu’on ne l’imagine généralement.
