Dans une série de tests réalisés entre 2018 et 2023, même lorsqu’on leur avait dit à l’avance que la moitié des avis qu’on allait leur faire lire étaient des « fabrications », la majorité des participants classaient la majorité des avis comme étant vrais.
Les trois chercheurs américains en économie, de l’Institut de technologie de Georgie et de l’Université de Floride du Sud, se sont entre autres demandé si le ton du texte, positif ou négatif, pouvait avoir une influence: il semble que le consommateur ait davantage tendance à croire à un avis négatif.
Et les chercheurs attribuent cela à ce que les psychologues appellent le biais de vérité, ou « biais de vérité illusoire »: ce biais, qui entre dans la liste des biais cognitifs, réfère à notre tendance à croire en une information en raison de la facilité avec laquelle elle est présentée. Si le biais de vérité semble plus fort lorsque l’avis sur un produit est négatif, ce serait « en raison d’un processus essentiellement automatique par lequel le consommateur projette ses propres raisons d’être déçu » sur le comportement présumé du réviseur. Autrement dit, un cas de plus où notre perception l’emporte sur la réalité.
Leur article est paru en mai dans la revue Information Systems Research.
