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le Vendredi 11 avril 2025 17:04 Politique

Être un acteur de changement : la mission de Gaétan Malette

Gaétan Malette, représentant conservateur pour la région de Kapuskasing-Timmins-Mushkegowuk.  — Photo : Parti conservateur de l’Ontario/web
Gaétan Malette, représentant conservateur pour la région de Kapuskasing-Timmins-Mushkegowuk.
Photo : Parti conservateur de l’Ontario/web

Le candidat conservateur du district de Kapuskasing-Timmins-Mushkegowuk, Gaétan Malette, se prépare depuis quelques années à la course électorale fédérale. Il est apparu aux côtés de son leadeur, Pierre Poilievre, cet été lors de divers rassemblements sur le corridor de la route 11.

Être un acteur de changement : la mission de Gaétan Malette
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Par Kristophe Bédard et Renée-Pier Fontaine

Originaire de Timmins, M. Malette fait ses premiers pas en politique après une carrière dans l’industrie forestière et plus récemment dans l’industrie minière. « Je ne sais pas si vous connaissez Gilles (Malette), c’est mon cousin-frérot, (nos parents sont) deux sœurs qui ont marié deux frères. Nous avons travaillé ensemble dans l’entreprise Malette. »

Son parcours professionnel comprend une longue expérience dans l’industrie forestière. À son avis, à Hearst, la priorité c’est la survie des entreprises qui œuvrent dans ce secteur d’activité qui est au cœur de l’économie locale.

« La deuxième priorité, c’est la route 11. Même si c’est de juridiction provinciale, c’est la transcanadienne, donc ça vient toucher le fédéral aussi. J’ai appelé Pierre (Poilievre) et je lui ai dit : il faut que tu passes par Hearst, tu vas suivre le chemin jusqu’à North Bay. Il a fait la route et il sait c’est quoi les enjeux et ce qui doit être fait, voies de dépassement, etc. »

Gaétan Malette en studio lors de l’enregistrement de l’émission L’info sous la loupe

Photo : Renée-Pier Fontaine

Malette tient à cœur l’éducation postsecondaire francophone de sa circonscription. Il a rencontré à maintes reprises le recteur sortant, Luc Bussières, pour discuter des enjeux et des obstacles que traverse l’Université de Hearst. « Il s’agit de la seule et unique université de langue française en Ontario selon moi. Le Collège Universitaire de Hearst a été la première vraie institution francophone et je dirais même que l’Université de Hearst, hors Québec, demeure l’une des universités francophones les plus importantes au pays. Ça, je veux que ça continue ! »

Il a également occupé plusieurs rôles au sein des institutions locales, notamment auprès du conseil scolaire, de la commission de police et des conseils d’administration d’hôpitaux. « Quand mes filles sont entrées à l’école, j’ai joint le conseil scolaire, pour comprendre ! Par la suite, lorsqu’elles étaient rendues à 16, 17 ans, j’ai décidé de m’impliquer dans la commission de police, pas pour aller en politique. J’ai été impliqué dans la santé mentale, dans l’industrie forestière et, dernièrement, j’ai été très impliqué dans la santé en siégeant volontairement au conseil de l’Hôpital du district de Timmins », explique le candidat conservateur.

Gaétan Malette place la santé au cœur de ses priorités, particulièrement en ce qui concerne l’accès aux services en français. Il considère que les francophones du Nord de l’Ontario font face à des défis importants, surtout en matière de soins de santé, et souhaite contribuer à des solutions concrètes, notamment en rendant les communautés plus attrayantes pour les professionnels de la santé francophones. « Un dénommé Pierre Bélanger m’a recruté pour faire partie d’un comité pour l’établissement d’un centre de santé à Timmins. Le projet est sur le point de voir le jour ; c’est un centre qui va regrouper tous les services de santé comprenant une quinzaine de professionnels qui vont travailler là-bas avec un médecin, et ce, pour la population francophone. »

Sa décision de se présenter sous la bannière conservatrice n’est pas anodine. M. Malette s’est toujours rallié à ce parti politique, même plus jeune, ainsi qu’à l’époque d’Alan Pope. « La première fois qu’on m’a approché, j’ai dit non tout de suite. Ma femme est décédée il y a trois ans, et je me suis aperçu qu’il faut que je continue d’avancer, puis je me suis lancé en politique. Je travaille pour gagner, on verra pour cette partie-là, mais si je gagne je vais donner tout ce que j’ai pour les prochains quatre ans », déclare M. Malette.

Au-delà de son parti politique, le candidat Malette souligne qu’il est également un père de famille et un grand-père, et que c’est pour eux qu’il fait le saut en politique.

Gaétan Malette avec ses petits enfants

Photo : Gaétan Malette/Facebook

« Je veux qu’ils demeurent dans le Nord, et pour qu’ils demeurent dans le Nord, hé bien, il faut stimuler l’économie ! » Cela s’inscrit dans une association assumée avec la vision de Pierre Poilievre, chef du parti, dont il partage les orientations générales. Il voit dans cette affiliation une structure politique capable de porter des projets réalistes et adaptés aux réalités du Nord.

S’il est élu, M. Malette prévoit faire de cette fonction un poste à temps plein, estimant que les enjeux régionaux exigent une présence engagée et constante. Sa candidature mise sur un mélange d’expérience de terrain, de sens du service et de volonté de renforcer les services de base pour les communautés de Kapuskasing-Timmins-Mushkegowuk.