« Le comité a jugé que le fait que l’organisme fait face à des augmentations des tarifs de location des glaces, que cette entente pourrait leur permettre de mieux opérer cette année. Ils devront présenter une autre demande l’an prochain s’ils veulent une gratuité », explique le président du comité des parcs et loisirs, Nicolas Picard.
Dans une lettre datée du 28 aout 2024, l’AHMH demande à la Ville l’autorisation de continuer à utiliser le local de la bunk house gratuitement pour les activités de l’association, en remplacement de l’espace de bureau présentement utilisé pour ses besoins administratifs. Bref, au lieu d’utiliser deux locaux et payer pour les deux, l’AHMH désire s’installer uniquement dans celui-ci et ne pas payer de frais de location pour cette année.
Le cout de location de la bunk house, selon le tarif établi par l’arrêté municipal no 70-2024, s’élèverait à 2 973,60 $ + TVH annuellement.
Avec l’introduction d’un nouveau tarif de location en septembre dernier pour les organismes disposant de droits d’accès privilégiés aux installations municipales, il aurait été envisageable de facturer l’AHMH pour l’utilisation du local qu’elle occupe, basé sur la superficie utilisée, qu’il s’agisse de la bunk house ou du bureau administratif.
Discussions
Les discussions ont été entamées entre les élus suite à la lecture des recommandations du comité. Le personnel municipal avait recommandé de facturer le cout de location et le comité n’était pas d’accord.
Après des questions de la part des conseillers à l’intention de M. Picard, le maire Sigouin a décidé d’y aller d’un commentaire en prenant bien soin de se faire remplacer pour un instant par le conseiller Lauzon.
« Il y a juste une affaire qui m’inquiète : quand on a eu la hausse de taxes cette année, on s’était dit qu’il faudra avoir un objectif pour l’année prochaine. Je crois que toutes les flexibilités qu’on leur donne comme avant, il nous sera difficile d’atteindre notre objectif pour l’année prochaine. C’est juste un commentaire comme ça que je veux dire au conseil, l’année prochaine il y a quelqu’un qui sera obligé de payer. Si on donne, on donne, on donne et on en refuse d’autres, je pense que nous devons en être conscients et que nous devons traiter tout le monde également. Ce ne sont pas des décisions faciles, mais si nous voulons atteindre notre objectif et bâtir des routes une autre année, faut serrer la visse un peu plus et faire attention. »
Pour sa part, M. Lauzon est d’accord que les hausses dans tous les tarifs peuvent être un peu « à pic » pour les organismes, mais que le local demandé est d’une superficie plus grande que le local administratif qu’ils sont prêts à céder en échange.
« Pour cette année, si nous voulons que ce soit une augmentation graduelle, peut-être charger la superficie augmentée et l’année prochaine entrer le reste. Je crois que de laisser un plus grand local gratuitement pour cette année constituerait deux laisser-passer. Il faudrait trouver un juste milieu à tout ça. »
