Les voitures seront construites à Thunder Bay en Ontario, et à La Pocatière au Québec, tandis que la conception et l’ingénierie seront réalisées au site d’Alstom à Saint-Bruno-de-Montarville au Québec.
En fait, Ottawa veut moderniser le réseau de VIA Rail tout en rapatriant la fabrication du matériel ferroviaire au Canada, afin de soutenir l’emploi, l’industrie nationale et les liens entre les communautés.
Il s’agit du plus important investissement de l’histoire de VIA Rail dans le transport ferroviaire interurbain de voyageurs depuis une génération. Le projet devrait créer près de 700 emplois en Ontario et au Québec, et générer plus de 1,6 milliard de dollars de retombées économiques.
En outre, Alstom fera appel à son réseau de plus de 900 fournisseurs canadiens et privilégiera l’utilisation de matériaux produits au pays.
Cette initiative du gouvernement fédéral s’inscrit dans la politique «Achetez canadien», qui vise à renforcer la production nationale, soutenir les travailleurs et entreprises canadiennes et réduire la dépendance du pays envers les fournisseurs étrangers.
Le renouvèlement du parc ferroviaire canadien est jugé nécessaire puisque plusieurs voitures de VIA Rail utilisées pour les liaisons longue distance, régionales et éloignées sont vieillissantes, certaines ayant même plus de 70 ans.
Ce projet permettra donc d’acquérir de nouvelles voitures qui offriront un service plus sécuritaire, fiable et moderne.
Rappelons qu’avec un investissement précédent de 1,95 milliard de dollars pour 45 nouvelles locomotives ainsi qu’une nouvelle installation d’assemblage et de maintenance à Montréal, les investissements fédéraux récents consacrés au renouvèlement du parc de VIA Rail dépassent désormais 6,6 milliards de dollars.
