Dans un mémorandum daté du 25 août, M. Fiddler a souligné que l’escalade de la guerre tarifaire pourrait entraîner une hausse du coût des aliments, du carburant, du transport, des matériaux de construction et de plusieurs services essentiels dans les communautés de Nation Nishnawbe Aski.
En fait, cette réaction d’inquiétude de la population et des marchés pourrait s’expliquer par le fait que cette rupture des pourparlers entre le Canada et les États-Unis a immédiatement déclenché une guerre commerciale directe et concrète, caractérisée par l’entrée en vigueur de barrières tarifaires massives attendu entre les deux côtés.
Selon lui, les Premières Nations du Nord et des régions éloignées sont particulièrement vulnérables en raison du coût de la vie déjà élevée et de leur dépendance à des moyens de transport coûteux.
Le Grand Chef Alvin demande aux gouvernements fédéral et provincial de prendre des mesures immédiates pour améliorer l’abordabilité dans le Nord, tout en investissant à long terme dans le transport, le logement, l’énergie, la large bande et les infrastructures.
En revanche, il a également insisté sur la nécessité pour les Premières Nations de participer directement aux discussions entourant la réponse du Canada à la situation commerciale, rappelant par ailleurs les principes associés au Traité de Jay de 1794, notamment les droits des Premières Nations à circuler librement à travers la frontière canado-américaine.
Bref, l’organisation prévoit poursuivre ses démarches auprès des gouvernements fédéral et de l’Ontario afin d’évaluer les répercussions des droits de douane et de développer une stratégie visant à renforcer la résilience économique des communautés du Nord.
