le Jeudi 30 juillet 2026
le Jeudi 30 juillet 2026 16:13 Économie et finances

Les tensions internationales secouent les prix à la pompe

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont eu des répercussions sur les marchés de l’énergie, entraînant une hausse des prix de l’essence dans plusieurs collectivités du nord de l’Ontario, dont Hearst.   — Photo : bookofworldhistory/web
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont eu des répercussions sur les marchés de l’énergie, entraînant une hausse des prix de l’essence dans plusieurs collectivités du nord de l’Ontario, dont Hearst.
Photo : bookofworldhistory/web

Le nouveau déclenchement du conflit au Moyen-Orient, marqué par les tensions entre les États-Unis et l’Iran, a provoqué une hausse brutale des prix de l’énergie à l’échelle mondiale, particulièrement dans le nord de l’Ontario, où les prix à la pompe ont flambé ces derniers jours.

Les tensions internationales secouent les prix à la pompe
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Après 13 jours de frappes mutuelles entre les États-Unis et l’Iran, le retour au calme a permis de réduire les inquiétudes sur les marchés énergétiques. La principale crainte concerne la fermeture du détroit d’Ormuz, une route stratégique par laquelle transite une importante quantité de pétrole mondial.

Avec la baisse des tensions, les prix du pétrole ont reculé alors que les investisseurs anticipent un risque moindre de rupture d’approvisionnement. Les marchés demeurent toutefois prudents, puisqu’une reprise des hostilités pourrait rapidement entraîner une nouvelle hausse des prix.

Pour les consommateurs, l’impact sur le prix de l’essence pourrait se faire sentir avec un certain délai, les prix à la pompe dépendant également du raffinage, du transport, des taxes et des marchés locaux. Cette crise rappelle que les tensions au Moyen-Orient peuvent avoir des conséquences rapides sur les prix de l’énergie partout dans le monde comme dans le nord de l’Ontario.

Les impacts de cette situation se sont fait sentir dans plusieurs municipalités du Nord, où les prix de l’essence étaient de nouveau montés durant ces deux dernières semaines avant de se rebaiser de petit à petit.

À Hearst, les automobilistes continuent de composer avec des prix élevés à la pompe en raison des répercussions de ce conflit. En fait, les dernières données montrent que, dans les stations Petro-Canada, Husky, Esso et Shell, le prix du litre d’essence s’établissait à 184,9 cents au cours des dernières heures.

Pour Kapuskasing, les données affichées sur GasBuddy indiquent que le prix le plus bas de l’essence ordinaire était de 166,1 ¢ le litre à la station Raxfin Gas. La station Shell & Flying G ont affiché un prix de 167,9 ¢ le litre, tout comme la station Esso.

Les données de GasBuddy précisent que ces prix ont été signalés respectivement il y a quelques heures et ils peuvent toutefois varier rapidement selon l’évolution du marché et les mises à jour effectuées sur la plateforme.

À Cochrane, selon les données affichées sur GasBuddy, le Cochrane Esso a présenté ces dernières heures un prix de 179,9 ¢ le litre de même qu’à Iroquois Falls où la station Esso/George Dumont Service Station a affiché 184,9 ¢ le litre pour l’essence ordinaire.

Enfin, à Timmins, les données de GasBuddy indiquent que le prix affiché dans plusieurs stations se situe autour de 177,9 ¢ le litre. Parmi les prix recensés, la station Circle K vend le litre d’essence à 177,6 ¢, soit le prix le plus bas observé. À la station Pioneer & On the Run, le litre se vend à 177,9 ¢, tout comme chez Shell, Esso, Canadian Tire Gas+ et Petro-Canada.

Nouveau conflit autour de l’énergie

L’accalmie observée après les affrontements entre les États-Unis et l’Iran a contribué à apaiser les marchés pétroliers, mais les récentes attaques contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, notamment sur le passage de Bab el-Mandeb mieux connu sous le nom «la mer Rouge» et contrôlé par les Houthis du Yémen, ont commencé à alimenter des incertitudes.

Autrement dit, ces récentes attaques revendiquées par les Houthis, qui visaient principalement des installations de «Aramco» en Arabie Saoudite, le terminal pétrolier de Yanbu et des navires pétroliers saoudiens en mer Rouge, pourraient également provoquer des conséquences sur les prix de l’énergie au niveau mondial.

Or, il y a des données qui ont indiqué que les dommages sont limités, mais ces frappes ont quand même ravivé des inquiétudes concernant la sécurité des infrastructures énergétiques et une route maritime stratégique du Moyen-Orient.

Pour l’instant, le principal effet constitue des craintes d’une perturbation des exportations de pétrole de l’Arabie Saoudite, l’un des plus grands producteurs mondiaux, et cette incertitude pourrait renforcer la pression à la hausse sur les prix du pétrole et, dans une moindre mesure, sur ceux du gaz naturel.

Rappelons que l’Arabie Saoudite avait instauré un contrôle strict du ciel yéménite en mars 2015 afin d’empêcher les Houthis d’importer massivement des armes lourdes, des missiles et du matériel militaire fournis par leur principal allié, l’Iran.

Mais, au début de ce mois, un avion venant d’Iran a tenté d’atterrir à l’aéroport de Sanaa et l’Arabie Saoudite a alors bombardé la piste de l’aéroport pour empêcher l’atterrissage, brisant une trêve fragile qui durait depuis 2022. Ce vol iranien a finalement atterri à l’aéroport d’Hodeidah.

En réaction, les Houthis ont mené des attaques de drones et de missiles contre l’aéroport d’Abha en Arabie Saoudite, tout en annonçant également de leur côté un contre-blocus maritime total contre les navires saoudiens dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Donc, cette situation ravive les risques d’un conflit armé à grande échelle et crée des incertitudes sur le transport maritime de pétrole.