L’accord, signé en compagnie des premiers ministres de huit autres provinces, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador, vise à réduire les barrières commerciales interprovinciales, à améliorer le choix des consommateurs et à ouvrir de nouveaux marchés aux fabricants canadiens.
Mené conjointement par l’Ontario et la Saskatchewan, l’accord s’appuie sur les engagements pris dans le protocole d’entente de 2025 sur la vente directe de boissons alcoolisées, dont les négociations se sont conclues plus tôt cette année.
«Face aux plus récents tarifs douaniers du président Trump, il est plus important que jamais que l’équipe canadienne travaille de concert pour bâtir une économie canadienne plus unie, résiliente et autonome», a déclaré Doug Ford.
Selon lui, l’accord permettra d’ouvrir de nouveaux marchés et d’offrir davantage de choix ainsi que de commodité aux producteurs et aux consommateurs, tout en contribuant à libérer plus de 200 milliards de dollars d’occasions économiques actuellement freinées par des barrières commerciales internes.
En fait, l’accord s’appuie sur un pacte bilatéral similaire signé plus tôt cette année entre l’Ontario et la Nouvelle-Écosse permettant aux consommateurs canadiens d’acheter plus facilement de l’alcool directement auprès de producteurs locaux d’autres provinces, notamment des brasseries, des vignobles et des distilleries.
Désormais, les producteurs pourront explorer et développer de nouveaux marchés au Canada. En vertu de cet accord, les producteurs des territoires participants peuvent désormais demander l’autorisation à la LCBO d’offrir aux consommateurs ontariens un accès direct à leurs produits par l’intermédiaire de marchands en ligne, avec livraison à domicile. Les consommateurs des mêmes territoires pourront aussi acheter directement auprès de producteurs ontariens.
Avant cet accord signé mardi, les consommateurs ontariens ne pouvaient acheter des boissons alcoolisées provenant d’une autre province que si les produits étaient répertoriés par la LCBO, commandés par l’entremise de son Programme de commandes privées ou achetés dans une autre province et transportés par l’acheteur en Ontario pour sa consommation personnelle.
Le ministre des Finances de l’Ontario, Peter Bethlenfalvy, a affirmé que l’amélioration du commerce interprovincial des boissons alcoolisées permettra d’ouvrir de nouveaux marchés intérieurs aux producteurs ontariens, de renforcer les liens économiques entre les provinces et d’offrir davantage de choix et de commodité aux consommateurs.
Bref, la signature de l’accord à Charlottetown a eu lieu avant la réunion estivale du Conseil de la fédération, qui s’est tenue à l’Île-du-Prince-Édouard du 21 au 23 juillet 2026. Les administrations participantes respectent ainsi un engagement pris par les premiers ministres lors de leur réunion du 29 janvier 2026, visant à réduire les obstacles au commerce intérieur des boissons alcoolisées.
En tant que membre signataire, l’Ontario affirme vouloir continuer à collaborer avec les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral afin d’éliminer davantage d’obstacles au commerce intérieur et de libérer un potentiel de croissance économique estimé à 200 milliards de dollars à l’intérieur des frontières canadiennes.
