Dans la grande salle du restaurant de l’Hôtel Motel Companion, le Danois a fait le résumé de son parcours à Hearst, en commençant par son arrivée, les trois familles qui l’ont accueilli, son expérience dans le Nord de l’Ontario ainsi que sa relation avec Claire Forcier, qui l’a aidé à apprendre le français.
Erik a exprimé toute sa reconnaissance et sa fierté, d’abord envers le Club Rotary ainsi que les trois familles de Hearst qui l’ont accueilli. Dès son arrivée à Timmins, Elsa St-Onge et son mari Dave Dillon sont allés le chercher à l’aéroport, puis ils sont revenus à Hearst vers 2 h du matin.
Elsa et Dave ont formé sa première famille d’accueil, suivis de Julien Plourde et Diane comme deuxième famille, puis de Julie Cheff et Martin Villeneuve. Tout au long de son séjour à Hearst, le jeune Danois a alterné son lieu de résidence chez ces personnes.
Lors de sa présentation, Erik a évoqué sa première expérience de l’hiver après avoir vécu seulement trois mois dans le Nord. Dès décembre, dit le jeune Danois, il est tombé beaucoup de neige pendant trois jours, un total d’environ 50 cm.
«J’ai fêté Noël avec la famille de Elsa et Dave», a-t-il raconté, en montrant également une photo du moment où il était chez Claire Forcier, en train de faire des biscuits de Noël en compagnie de deux des petits-enfants, Étienne et Ellie.
Erik est revenu sur des moments importants ayant marqué ses déplacements dans le but d’acquérir un peu d’expérience du Nord de l’Ontario. Ainsi, avec sa deuxième famille d’accueil, il s’est rendu à Cochrane pour aller voir des ours polaires, alors qu’il faisait très froid.
«J’ai aussi visité le Yukon avec Julien au mois de mars. Ensuite, nous sommes allés à Ottawa et Toronto pendant la semaine de relâche», a-t-il ajouté.
Puis, Erik a visité Montréal en compagnie de Julie Cheff et son fils Patrice en mai.
Le jeune Danois a bien apprécié son parcours à Hearst, remerciant tous ceux qui l’ont accueilli ainsi que le Club Rotary, qui a facilité son programme d’échange étudiant pendant toute une année scolaire.
Il a également parlé de sa relation avec Claire Forcier. Grâce à son assistance, à ses efforts et à sa pédagogie, Erik est maintenant capable de parler et d’écrire le français avec un peu plus d’aisance.
«Je me souviens d’un des premiers jours d’apprentissage avec Claire. J’apprenais à dire “ça va bien”. Je ne pouvais pas dire “bien”. Nous avons essayé avec un crayon dans la bouche et ça m’a beaucoup aidé. Je peux dire que je pars avec plus de français qu’à mon arrivée.»
Hélène Vachon, qui était au cœur de cette belle initiative en remplacement de la présidente du Club Rotary, Francine Laberge, qui était en vacances, a précisé qu’à chaque fois qu’un étudiant passe une année à Hearst dans le cadre du programme d’échange, il fait une courte présentation au Club afin de résumer son passage à Hearst.
«C’est l’occasion pour eux de nous parler de tout ce qu’ils ont aimé et des activités qu’ils ont faites. Et en même temps, ce sont des gens qui viennent pour apprendre le français. C’est pour cela qu’ils demandent de venir dans une ville où on parle le français. Pour le cas d’Erik, il parle presque quatre langues, cet enfant-là. Mais, il a trouvé la langue française difficile à apprendre et Claire l’a beaucoup aidé.»
Mme Vachon explique que le Club Rotary accueille des jeunes âgés de 16 à 18 ans, toujours des élèves du secondaire, qui viennent de nombreux endroits dans le monde. Pour l’année scolaire qui vient, le Club Rotary accueillera au mois d’août prochain une étudiante du nom de Sophia, qui vient d’Autriche, en Europe centrale.
«Elle aussi va rester dans trois familles différentes parce que ces jeunes-là vivent trois mois avec une famille et trois mois avec une autre famille, ainsi de suite. Le but est de leur permettre de vivre dans différents milieux familiaux. IIs se font des amis avec les élèves de l’école secondaire, ils participent à des sports et ils apprennent un autre genre de vie (…).»
Quant à Claire Forcier, elle s’est dite privilégiée d’avoir aidé Erik à apprendre le français pendant son année à Hearst, tout en admettant que ce n’était pas du tout facile, ni pour elle ni pour lui, car le danois est une langue germanique et plusieurs sons ne sont pas les mêmes qu’en français.
«Mon petit-fils Étienne, qui parle danois, nous interprétait de temps en temps. Erik, lui, parle bien l’anglais et c’est ce qui fait qu’on pouvait se débrouiller. J’ai commencé par le vocabulaire, mais je n’aurais pas dû parce que j’ai réalisé que c’était trop difficile. C’est après ça que j’ai recommencé avec les sons. Par la suite, on est revenu avec le vocabulaire, la lecture et les phrases.»
D’une leçon à l’autre, Claire a poursuivi graduellement ce rythme avec Erik jusqu’au mois de juin, où il a fait sa présentation qu’elle qualifie de très bien réussie.
