Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Fabien Hébert, a affirmé que leur souhait est d’aller partout dans la province chercher l’appui des gens afin de déterminer quels sont les grands enjeux sur le terrain et de relever les défis liés à la diminution du pourcentage de la population francophone en Ontario.
«C’est ce qu’on adresse aux participants aujourd’hui. Ensuite, on va demander aux gens de travailler en groupe pour nous faire part de leurs idées sur ce qu’eux voient comme solution», a-t-il expliqué.
Étant donné que les solutions que l’AFO est en train d’explorer sont destinées aux populations, M. Hébert juge nécessaire que tous s’impliquent dans cette nouvelle initiative, puisque ce n’est pas à l’Assemblée, en tant que telle, d’imposer ses mesures aux communautés qu’elle dessert.
Dans ses trois campus, dont celui de Hearst où la rencontre s’est tenue et qui était le dernier à accueillir l’évènement, la rectrice de l’Université de Hearst ainsi que quelques membres de l’établissement ont participé, avec d’autres membres de la communauté, à des rencontres par table visant à faire circuler des idées bien enracinées dans le territoire, à nommer des enjeux concrets et à nourrir une réflexion collective tournée vers l’avenir.
En fait, ces États généraux de l’Ontario français ont été lancés depuis le mois de novembre dernier, a rappelé Fabien Hébert, précisant que lui et son équipe ont débuté par une première étape de sondage auprès de la communauté, qui visait essentiellement à donner la parole aux francophones et francophiles de la province afin de mieux comprendre leurs préoccupations, leurs aspirations et leur vision de l’avenir de la francophonie ontarienne.
«Maintenant, on est dans l’étape deux qui est vraiment d’aller sur le terrain, parler avec l’ensemble des communautés et l’ensemble des secteurs. On a eu des tables de concertation avec les gens qui représentent des organismes de jeunesse, d’immigration et de l’inclusion. On a une dizaine de tables de concertation où l’on pose les mêmes questions : quels sont les enjeux et quelles sont les solutions pour ces enjeux-là ?»
Durant tout l’été, M. Hébert et son équipe vont prendre tout ce qu’ils ont recueilli au cours de cette tournée et en faire un résumé afin de rédiger un livre blanc qui proposera des pistes de solutions pour la communauté francophone, lui permettant d’avancer au cours des 25 prochaines années et d’assurer la pérennité des communautés.
D’après Fabien Hébert, lors du congrès de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, prévu les 22, 23 et 24 octobre prochains, les résultats du livre blanc seront présentés à la communauté et, à partir de là, l’organisme entamera sa mise en œuvre.
Rappelons que le Hearstéen Fabien Hébert est à la tête de cet organisme depuis 2022, et que son mandat a apporté beaucoup d’avancées au sein de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.
«Je pense que depuis mon arrivée à l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, on a vu des changements et des avancées dans certains aspects de la communauté francophone, par exemple la nouvelle loi sur les langues officielles et l’objectif du gouvernement du Canada de rétablir le poids démographique de la francophonie hors Québec. Je pense que ça, c’est une belle avancée.»
M. Hébert a également cité un autre changement apporté à la Loi sur les services en français de l’Ontario, notamment le fait que les policiers de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) de certains secteurs de la province portent maintenant une épinglette au drapeau franco-ontarien afin d’indiquer de manière claire et visuelle aux citoyens qu’ils peuvent interagir avec eux en français.
