Le document indique qu’en raison du niveau d’eau extrêmement bas de la rivière Mattawishkwia, les lagunes n’ont pas pu effectuer leur décharge durant la période estivale. En septembre 2025, elles ont atteint leur capacité maximale, ce qui a entraîné un débordement contrôlé à la chambre d’effluent.
Conformément au protocole, ce débordement a été échantillonné et, bien que les résultats respectaient les critères d’effluent du certificat d’autorisation (CofA), la charge de phosphore dans la rivière dépassait les limites permises.
L’Agence ontarienne des eaux (OCWA) a communiqué en octobre 2025 avec le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (MEPP) afin de demander un allègement temporaire pour le phosphore total.
Les analyses démontraient de ce fait qu’une décharge automnale aurait un impact environnemental nettement moindre que la poursuite d’un débordement contrôlé durant l’hiver. Une lettre du ministère, datée du 12 novembre 2025, a ensuite confirmé les avantages d’une décharge automnale par rapport à cette option et a précisé les recommandations ainsi que les exigences à respecter.
Ce rapport couvre la période du 18 novembre au 16 décembre 2025 et, durant cette période, la décharge contrôlée automnale a totalisé 375 140 m³, avec un débit quotidien moyen de 12 936 m³ et un maximum de 14 470 m³ par jour.
La qualité de l’effluent est généralement demeurée conforme aux limites et objectifs de l’autorisation environnementale (ECA) pour la DBOc₅, les solides en suspension totaux (SST) et le pH tout au long de la décharge.
Cependant, vers la fin de l’opération, une détérioration a été observée en raison de la baisse des températures de l’eau et de la formation de glace sur les cellules des lagunes, mais les résultats des échantillons sont demeurés conformes aux objectifs établis.
Les limites de charge en phosphore total ont toutefois été dépassées pendant toute la durée de la décharge, non pas en raison de concentrations élevées dans l’effluent, mais parce que les faibles débits de la rivière réduisaient fortement les charges admissibles.
À cela s’ajoutent des échantillonnages supplémentaires qui ont été effectués en amont et en aval de la rivière Mattawishkwia montrant que ces actions demeuraient sous l’objectif provincial de qualité de l’eau de 30 µg/L lorsque les prélèvements pouvaient être menés de façon sécuritaire.
Les faibles précipitations enregistrées durant l’été et l’automne ont contribué à la baisse du niveau et du débit de la rivière, aggravant cette situation.
Le rapport énonce également qu’aucun problème d’inondation, aucun impact pour les utilisateurs en aval et aucun problème opérationnel n’ont été observés durant la décharge, et que toutes les notifications requises ont été effectuées.
Enfin, les mesures correctives prévues comprennent le maintien de l’ajout d’alun à l’année, l’augmentation du dosage après la décharge printanière et une surveillance accrue des conditions de la rivière après de fortes pluies afin de permettre, lorsque possible, des décharges partielles dans les limites permises.
