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Une célébration marquante pour les trappeurs de Hearst

L’évènement s’est déroulé dans la grande salle du Pavillon Espace Hearst, située en face de l’hôtel de ville, et a rassemblé entre 280 et 300 participants.  — Photo : Ndery Dione
L’évènement s’est déroulé dans la grande salle du Pavillon Espace Hearst, située en face de l’hôtel de ville, et a rassemblé entre 280 et 300 participants.
Photo : Ndery Dione

Le Conseil des trappeurs de Hearst a célébré son 50e anniversaire d’existence en présence de nombreux membres de la communauté ainsi que d’experts de la trappe provenant de diverses villes de la région.

Une célébration marquante pour les trappeurs de Hearst
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Tony Joanis, président du Conseil des trappeurs de Hearst, s’est réjoui de la forte présence des membres de la communauté venus visiter, précisant qu’il s’agit de la toute première fois que leur association organise une activité de ce genre, pour marquer son 50e anniversaire, en tant que trappeurs.

M. Joanis a souligné l’importance de cette célébration qu’il qualifie d’être un peu plus particulière, car c’est une journée qui témoigne des années d’efforts, de détermination et d’engagement pour une passion.

«On a des ateliers quasiment toutes les années, mais cette journée est spéciale parce qu’on célèbre notre 50e», a-t-il déclaré.

Selon le président du Conseil des trappeurs de Hearst, l’objectif de cette activité était de démontrer aux visiteurs les différentes techniques de pose de pièges liées à la trappe, de présenter de nouveaux types de pièges humanitaires certifiés, ainsi que d’avoir l’occasion de rencontrer des trappeurs experts tout en découvrant également leurs outils.

D’ailleurs, quelques représentants de groupes de trappeurs, notamment de Timmins, Kapuskasing, Fauquier, Cochrane, Geraldton et North Bay, entre autres, sont venus assister aux présentations du 50e anniversaire. De plus, un membre du Conseil des trappeurs de Hearst, Bob Lee, ainsi qu’un participant venu de Timmins, Jim Gibbs, ont offert une belle démonstration en écorchant deux castors devant les visiteurs.

Bob Lee et Jim Gibbs sont en train d’écorcher des castors.

Photo : Ndery Dione

De son côté, Daniel Payeur, vice-président du Conseil des trappeurs de Hearst, s’est souvenu qu’au moment de la création du conseil, lui et Tony étaient âgés de 14 ou 15 ans et qu’ils sont toujours impliqués depuis cette époque.

«J’ai le même âge que Tony, mais lui il a commencé la trappe dès l’âge de 10 ans. Moi, j’ai commencé la trappe à mes 14-15 ans et c’est ma passion.»

Au fil des 20 dernières années, M. Payeur dit qu’il a constaté quelques changements sur leur pratique, plus précisément au niveau des pièges qu’ils utilisent, car, ajoute-t-il, les pièges d’aujourd’hui sont tous certifiés et les trappeurs pensent en même temps au bien-être des animaux.

Ces outils ont été bien testés, en tenant compte du temps pendant lequel l’animal peut rester vivant dans le piège, ce qui est tout à fait différent avec les anciens modèles utilisés auparavant pour la trappe.

Tony Joanis a par la suite mentionné que l’accessibilité des motoneiges, des pickups et des quatre-roues, qui sont beaucoup plus modernes, rend la vie plus facile dans le bois et qu’il est désormais possible de les utiliser lors des activités de trappe.

«Cette année, les trappeurs vont faire de l’argent, car les prix sont extraordinaires (…). Les coûts du marché sont augmentés avec les nouveaux équipements qu’on utilise, comme l’a dit Tony, mais là, on arrive à équilibrer les dépenses», soutient Daniel.

Dans la ville de Hearst, il y a à peu près une centaine de trappeurs, mais le conseil compte presque 50 membres actifs, a indiqué le vice-président.

Quant à la saison de la trappe, elle débute généralement dans le Nord de l’Ontario au mois d’octobre et se termine au printemps, plus précisément le 15 mai, pour les animaux à fourrure tels que le castor, la loutre de rivière, le renard roux et bien d’autres.

Étant vice-président des trappeurs de Hearst, M. Payeur donne en même temps des cours de trappe. Il se dit toutefois très confiant pour la relève, affirmant qu’un grand nombre de jeunes de la communauté s’impliquent et l’année passée, 50 % des participants à ses cours étaient âgés d’au moins 14 ans.

En fait, ces jeunes ont le droit d’avoir une licence de trappe ainsi que de suivre le cours dès l’âge de 12 ans, mais ils ne peuvent pas trapper seuls dans le bois avant 16 ans. Autrement dit, clarifie Daniel, s’ils obtiennent une licence de trappe à 12 ans, ils doivent être accompagnés par un trappeur qualifié âgé d’au moins 18 ans.

«Tony et moi, nous sommes très fiers de ceux qui ont créé le Conseil des trappeurs de Hearst même s’ils ne sont plus ici ; ils sont décédés. Et nous, par respect de ce qu’eux autres ont fait, on continue et on espère que la relève va faire la même chose.»