L’objectif de la province est d’offrir des services plus uniformes, de renforcer la gestion des bassins versants et de mieux protéger les collectivités contre les risques naturels.
Selon le communiqué officiel, cette décision intervient après de vastes consultations sur le rôle des offices dans la construction de logements et d’infrastructures locales, tout en maintenant leur mission essentielle de protection des bassins hydrographiques et de prévention des inondations.
«L’approche améliorée de l’Ontario prévoit des offices régionaux axés sur les bassins hydrographiques, fonctionnant selon des normes provinciales uniformes, des outils modernes et des capacités renforcées», a déclaré Todd McCarthy, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs.
M. McCarthy a mentionné que les limites régionales ont été optimisées pour mieux refléter les besoins et les relations locales, à la suite des consultations de l’automne dernier.
Pour le système actuel, dit-il, composé de 36 offices indépendants, il présente des politiques et des processus variés, entraînant des normes incohérentes et des retards pour les constructeurs, propriétaires fonciers et agriculteurs.
En fait, la création de cette nouvelle Agence ontarienne de protection de la nature (AOPN) vise justement à encadrer cette réorganisation et à définir les limites des futurs offices régionaux.
Le gouvernement prévoit déposer prochainement des amendements à la Loi sur les offices de protection de la nature, qui, s’ils sont adoptés, permettront le regroupement officiel au début de 2027.
D’ailleurs, l’Office de protection de la nature de l’Ontario (OPCA) coordonnera cette transition afin d’améliorer le service à la clientèle, la cohérence des décisions et la gestion des bassins versants à l’échelle provinciale.
Grâce à une supervision centralisée, le nouveau système permettra de réduire les doublons administratifs, à réaffecter les ressources aux services de première ligne et à offrir davantage de cohérence et de transparence aux municipalités et aux demandeurs de permis.
Les programmes essentiels, comme la gestion des bassins hydrographiques, la gestion des risques naturels et la protection des sources d’eau, resteront inchangés.
Cependant, afin de préserver l’expertise locale, chaque office régional devra mettre en place un ou plusieurs conseils de bassin versant, chargés de définir les priorités locales en matière de conservation.
Les offices demeureront sous administration municipale, mais certaines municipalités de palier inférieur ne seront plus considérées comme des participants directs à un office.
Le directeur général de la conservation de l’Ontario, Hassaan Basit, a souligné l’importance de cette étape, soulignant qu’«en mettant sur pied un système moderne et plus unifié, nous protégeons l’expertise locale tout en soutenant les programmes de première ligne essentiels aux collectivités».
Pour bien soutenir cette transition, l’Office de protection de la nature de l’Ontario (OPCA) recevra un financement annuel de 3 millions de dollars à compter de 2026 selon la province, destiné à appuyer les offices de protection de la nature et à renforcer leurs programmes après la réorganisation.
Toutefois, ces mesures s’inscrivent dans le plan global du gouvernement de Doug Ford visant à moderniser le système fragmenté des offices de conservation, à rationaliser le partage des ressources et à mieux répondre aux besoins des communautés ontariennes.
