le Samedi 4 juillet 2026
le Mercredi 11 mars 2026 15:41 Premières Nations

Des routes et des partenariats pour un bon avenir des Premières Nations

Le premier ministre Doug Ford est accompagné de dirigeants des Premières Nations de Marten Falls et de Webequie. — Photo : FordNation/Facebook
Le premier ministre Doug Ford est accompagné de dirigeants des Premières Nations de Marten Falls et de Webequie.
Photo : FordNation/Facebook

Le gouvernement de l’Ontario a dévoilé son plan ambitieux visant à devancer de cinq ans l’achèvement des routes toutes saisons menant au Cercle de feu.

Des routes et des partenariats pour un bon avenir des Premières Nations
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Photo : FordNation/Facebook

Les travaux devraient débuter en juin 2026, avec une ouverture des premières routes prévue dès novembre 2030. Cette initiative s’accompagne de nouveaux partenariats économiques conclus avec les Premières Nations de Marten Falls et de Webequie.

En parallèle, la province mise sur une simplification du cadre règlementaire afin d’accélérer les approbations, notamment grâce au programme «Un projet, un processus» et à une entente récente avec le gouvernement fédéral visant à éliminer le processus d’évaluation d’impact redondant.

Selon le premier ministre Doug Ford, «l’exploitation des vastes réserves de minéraux essentiels du Cercle de feu de l’Ontario est au cœur de notre plan visant à protéger la province et à bâtir une économie plus compétitive, résiliente et autonome».

Il affirme que l’accélération du calendrier et les ententes économiques conclues avec les partenaires des Premières Nations permettront de générer d’importantes retombées pour la région et l’ensemble de la province.

Le gouvernement estime que le développement du Cercle de feu pourrait créer plus de 70 000 emplois et ajouter 22 milliards de dollars à l’économie ontarienne au cours des 30 prochaines années, positionnant la province comme une superpuissance des minéraux critiques.

Dans le cadre du plan accéléré, la province a fixé un calendrier resserré pour quatre portions clés.

D’abord, elle a établi un plan accéléré qui prévoit le début de la construction de la route d’approvisionnement de Webequie en juin 2026, pour une ouverture en novembre 2030, soit quatre ans plus tôt que prévu, ainsi que le lancement des travaux de la route d’accès communautaire de Marten Falls en août 2026, avec une mise en service en novembre 2031, également quatre ans plus tôt.

Ensuite, son plan comprend aussi l’achèvement des améliorations des routes d’Anaconda et de Painter Lake d’ici novembre 2030, soit deux ans d’avance, et le début de la construction de la liaison routière du nord au printemps 2028, pour une ouverture en novembre 2031, soit cinq ans plus tôt que prévu.

Ces quatre tronçons relieront les Premières Nations au réseau routier provincial, amélioreront l’accès aux biens et services essentiels et garantiront un accès fiable à cette zone stratégique pour le développement minier.

Par ailleurs, la province exhorte le gouvernement fédéral à égaler ou dépasser son investissement d’un milliard de dollars dans les infrastructures du Cercle de feu et à accélérer les processus d’autorisation.

Des partenariats économiques renforcés avec les Premières Nations

À titre de rappel, en plus des travaux routiers, le gouvernement ontarien, la Première Nation de Marten Falls et la Première Nation de Webequie ont signé des déclarations conjointes de partenariat économique, s’appuyant sur des accords communautaires conclus en 2025.

L’objectif principal de ces accords réaffirme un engagement commun de la part de l’Ontario à faire en sorte que les Premières Nations soient des partenaires à part entière du développement économique régional.

Cependant, ces engagements comprennent la facilitation de l’accès à l’équité grâce au Programme de financement des possibilités pour les Autochtones, notamment pour explorer l’exploitation d’un aérodrome, d’hébergements et d’entreprises de granulats, ainsi qu’un financement de 2,5 millions de dollars pour soutenir les activités économiques du secteur minier régional et la réalisation d’une enquête sur la préparation à l’emploi menée par les Premières Nations.

Ils prévoient également une collaboration visant à identifier les formations nécessaires afin que les membres des communautés puissent bénéficier des nouvelles perspectives d’emploi.

Bruce Achneepineskum, chef de la Première Nation de Marten Falls, a souligné que «la véritable réconciliation exige les ressources nécessaires» pour mener le développement économique sur les territoires traditionnels.

Selon lui, l’accord conclu avec l’Ontario jette les bases d’une prospérité durable dirigée par les Autochtones et offre aux communautés les outils nécessaires pour protéger leurs intérêts et assurer leur indépendance économique à long terme.

Une ambition stratégique dans un contexte mondial en mutation 

Alors que la demande mondiale de minéraux critiques essentiels à la fabrication de véhicules électriques, de batteries, de technologies de défense modernes et de produits manufacturés avancés continue de croître, le gouvernement de l’Ontario entend tirer parti de ses gisements, de sa main-d’œuvre qualifiée et de son climat d’investissement favorable.

Autrement dit, en simplifiant les procédures administratives tout en maintenant des normes environnementales rigoureuses et un engagement de consultation, la province affirme avoir instauré un climat de stabilité et de prévisibilité recherché par les investisseurs internationaux.

En fait, elle pourrait se présenter désormais comme la juridiction la plus sûre au Canada pour les investissements miniers et la deuxième au monde, consolidant ainsi sa position parmi les territoires les plus compétitifs du G7 pour investir et créer des emplois.