le Mercredi 3 juin 2026
le Jeudi 27 novembre 2025 14:55 Chroniques

Demain, c’est maintenant — La Terre en négociation

Cette semaine, les dirigeants du monde se rassemblent à Belém, au Brésil, pour la COP30 —la grande conférence annuelle sur les changements climatiques. On y parle de carbone, de croissance verte, de promesses renouvelées. Sur papier, c’est un moment d’espoir ; dans les faits, c’est souvent un théâtre d’intérêts politiques et économiques où chaque pays défend d’abord ses priorités.

Demain, c’est maintenant — La Terre en négociation
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La COP, rappelons-le, a été créée pour coordonner les efforts mondiaux contre la crise climatique. Mais au fil du temps, ces rencontres sont devenues le miroir de nos contradictions. On y signe des engagements ambitieux, tout en continuant à subventionner les énergies fossiles. On y parle de sauver la planète, mais rarement de changer nos modes de vie.

Pourquoi ? Parce que la crise climatique n’est pas seulement une question de CO₂ ; c’est une crise de société, une crise de relation.

Nous avons perdu le lien vivant qui nous unissait à la Terre. Nous la traitons comme une ressource à exploiter plutôt qu’une présence à écouter.

Tant que nous verrons la nature comme un objet extérieur, nous chercherons à «gérer» le climat, au lieu d’entrer en relation avec lui. Or, la Terre n’a pas besoin de nos conférences pour exister ; c’est nous qui avons besoin d’elle pour survivre.

Peut-être qu’un jour, au lieu de négocier avec la nature, nous apprendrons à lui répondre —avec humilité, avec soin, avec écoute. Ce jour-là, la COP n’aura plus besoin d’être un spectacle. Elle deviendra enfin une conversation vraie entre les humains et leur maison commune.

Parce que demain, ce n’est pas plus tard.

Demain, c’est maintenant.

– Marc Bédard et Kai