le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 12 novembre 2025 14:44 Premières Nations

Une nouvelle entente appuie le développement économique de Webequie

  Photo : FordNation/Facebook
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Le gouvernement de l’Ontario et la Première Nation de Webequie ont signé une entente de partenariat communautaire, qui permettra de stimuler le développement économique et accélèrera la construction de routes toutes saisons dans le Cercle de feu, en plus d’offrir des soutiens essentiels et des avantages communautaires à la Première Nation de Webequie.

Une nouvelle entente appuie le développement économique de Webequie
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L’accord prévoit un investissement provincial pouvant atteindre 39,5 millions de dollars, destiné à répondre aux besoins prioritaires de la communauté de Webequie. Ce financement appuiera notamment la construction d’un nouveau centre communautaire polyvalent, la modernisation de l’aéroport local ainsi que des initiatives en santé mentale et services sociaux, tout en favorisant la création d’emplois locaux.

Dans le cadre de cette entente, l’élément central demeure la route d’approvisionnement toutes saisons de Webequie, une voie essentielle qui doit relier la communauté au Cercle de feu.

La Première Nation prévoit déposer son évaluation environnementale finale dès janvier 2026, avec un démarrage des travaux prévu en juin, sous réserve des approbations nécessaires et de la collaboration du gouvernement fédéral.

Pour le premier ministre Doug Ford, cette entente symbolise bien plus qu’un projet d’infrastructure.

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«Cette entente historique représente une étape majeure dans notre plan visant à protéger l’Ontario, à réaliser la réconciliation économique avec les Premières Nations et à favoriser la prospérité dans le nord de la province et partout en Ontario en libérant la région du Cercle de feu», déclare-t-il, en appelant Ottawa à réduire les dédoublements règlementaires pour permettre la mise en chantier dès le printemps.

Le premier ministre ontarien a remercié également le chef Wabasse et la Première Nation de Webequie pour leur partenariat qui va permettre à la province de bâtir une économie plus compétitive, plus résiliente et plus autonome, capable de résister aux droits de douane et à toute autre pression.

Quant au chef de la Première Nation de Webequie, il a souligné, de son côté, la portée humaine et communautaire que contient leur accord avec le gouvernement provincial.

«La route d’approvisionnement de Webequie est bien plus qu’une route, c’est une voie vers les possibilités, l’accès et la croissance», déclare-t-il, ajoutant que cette entente reflète leur vision d’un développement qui soutient le bien-être de leur peuple et respecte leur mode de vie.

Pour Greg Rickford, ministre des Affaires autochtones et du Développement économique des Premières Nations, et ministre responsable des partenariats économiques et communautaires dans le Cercle de feu, il s’agit d’un partenariat «de nation à nation», marquant un nouveau chapitre dans la réconciliation économique.

Selon lui, cette collaboration place l’Ontario «parmi les chefs de file mondiaux du développement durable des minéraux critiques», un secteur essentiel à la transition énergétique et à la fabrication de technologies propres.

De son côté, le député provincial Guy Bourgouin a également donné son point de vue sur cette entente signée entre l’Ontario et la Première Nation de Webequie, située à près de 600 km au nord de Thunder Bay.

«Ces communautés-là, elles veulent améliorer leurs conditions de vie et ça, je peux le comprendre», dit M. Bourgouin, évoquant par ailleurs que le problème vient du fait que le gouvernement de Doug Ford s’adresse toujours à des communautés qui pensent comme lui et qui sont prêtes à coopérer avec lui.

«Je peux donner un exemple. Marten Falls, c’était une des communautés qui parlait pour la route, et l’autre, Webequie. Mais là, la grosse annonce qu’ils ont faite en fin de semaine avec Webequie, ils n’ont pas invité Marten Falls. La raison qu’ils n’ont pas invité Marten Falls et ils ne mentionnent plus Marten Falls, c’est parce que Marten Falls avait dit oui, mais je ne veux pas te donner mes droits pour avoir des mines dans mon territoire.»

D’après le député, la Première Nation de Marten Falls avait dit oui au gouvernement pour la construction de la route, mais pas pour le reste. C’est d’ailleurs pour cette raison que cela n’a pas fonctionné entre eux.

Cependant, Guy Bourgouin invite la province à prendre le temps de s’assoir avec toutes les communautés afin de trouver des solutions à long terme.