le Mercredi 3 juin 2026
le Vendredi 8 mai 2026 10:50 Chez nous

Incendie majeur dans un bâtiment commercial

  Photo : Ndery Dione
Photo : Ndery Dione

Un incendie de grande ampleur s’est déclaré dans l’immeuble où est située l’entreprise Boucher Plumbing & Heating, ainsi que Décor-Ific au 1007 rue Front, dimanche soir vers 18 h 30.

Incendie majeur dans un bâtiment commercial
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Le feu a duré plus de dix heures avant d’être finalement maîtrisé par les pompiers qui ont mené une intervention longue et coordonnée avec les pompiers de Hallébourg.

Aucun blessé n’a été signalé. Toutefois, l’incident a provoqué quelques difficultés pour les conducteurs, puisque la route 11 a été fermée pendant plusieurs heures, entraînant d’importants ralentissements et paralysant complètement la circulation dès le début.

Marie-Josée Boucher Basque, l’une des membres de la famille ayant subi cette grande perte, nous a fourni quelques détails sur ce drame particulièrement éprouvant et qui les a fortement touchés.

Concernant les causes de l’incendie, Marie-Josée explique qu’elle n’est pas 100 % certaine, et  que présentement, c’est sous investigation par la police.

«J’étais justement dans mon studio en train de travailler, quand j’ai eu le téléphone de ma mère pour me dire qu’il y avait du feu au magasin (…). Donc, j’ai couru au magasin, j’ai été à la porte où il y a les appartements, mais de l’arrière du magasin, je pouvais voir qu’il y avait de la boucane noire qui sortait d’une fenêtre d’un des loyers en arrière, du côté est. Je suis arrivée en avant et des gens me demandaient qu’est-ce qui se passait parce qu’il y en a qui voyaient un peu de boucane sortir sur les côtés. Je suis entrée et puis j’ai cogné sur les portes.»

Mme Boucher Basque a révélé que sa première réaction a été de faire sortir tout le monde. C’est pourquoi elle a cogné à la porte de l’appartement 4, où l’incendie aurait débuté, après avoir aperçu des traces noires causées par le feu. Toutefois, selon son expérience, elle ne pouvait pas forcer l’ouverture pour des raisons de sécurité, alors que la personne locataire du logement se trouvait dans l’appartement 3, où demeurait sa mère.

Marie-Josée a averti toutes les personnes qui étaient en haut de sortir, notamment dans l’appartement 2 où il y avait quelqu’un avec son chien. Dans les appartements 4 et 1 il n’y avait personne et, enfin, elle a aidé la personne de l’appartement 3 accompagnée de son fils, avec ses affaires, jusqu’à l’extérieur parce qu’il s’agit d’une personne à mobilité réduite.

«Je ne veux pas me vanter, mais si on ne les avait pas sorties ces trois personnes-là, elles restaient là. Il n’y avait aucune manière qu’elles auraient pu sortir dans les prochaines cinq minutes (…). On était dehors, par la suite, pour attendre les camions de pompiers et aussitôt qu’ils sont arrivés, ils ont commencé à essayer de maîtriser le feu. C’est une maison que mon arrière-grand-père a bâtie avec mon grand-père. Et puis cette business-là qui a pris feu, quand tu regardes tout l’ensemble, c’est une business qui est faite en quasiment cinq parties (…); tout est fini à cause du feu.»

Photo : Ndery Dione

L’incendie a détruit toute une entreprise familiale qui, comme l’a précisé Marie-Josée Boucher Basque, existe depuis cinq générations. De son côté, elle et sa mère louaient de son neveu la partie peinture située à l’avant de l’édifice principal qui, lui, l’avait achetée de son frère, tandis que ce dernier l’avait achetée de son père.

«Mon frère et son garçon sont en train de se préparer pour amener tout leur bagage, car ils ont trouvé un local temporaire pour poursuivre de la plomberie. Pour nous, à la peinture, on cherche un local, mais ce n’est pas évident. On a besoin d’une place où un véhicule de transport peut reculer avec la peinture, on a besoin des planchers qui sont quand même solides parce que c’est un gros inventaire qui est pesant (…). On était gâté parce qu’on n’avait pas de gros loyer à payer et on pouvait jouer un peu plus avec nos marchandises pour mettre nos choses. Mais là, on va être limité.»

Il y a certains loyers qu’elles regardent en ville, mais le chauffage et l’électricité représentent des coûts très élevés. Le souhait de Marie-Josée n’est pas du tout de fermer l’entreprise, mais ça va être très difficile, dit-elle, de recommencer.

«J’ai le cœur gros parce qu’on a des clients tellement loyaux et c’était ma fierté de dire qu’on a de bons clients. C’était tout le temps des clients qui étaient toujours là pour nous autres. Même qu’il y en a quelques-uns qui m’ont envoyé des messages et sont prêts à nous attendre. C’est ça qui fait mal un peu parce que je veux ouvrir, c’est mon but, mais on va voir au fur et à mesure que les choses avancent avec les obstacles qu’on a, c’est quoi que ça va devenir.»

Depuis plus de trois décennies, Mme Boucher Basque travaille dans le domaine de la peinture en partenariat avec sa mère, Marcelle. Elle avait même suivi des cours en architecture design, ce qui témoigne de son attachement et de sa passion. C’est pour ces raisons qu’elle a quelque peu rejeté l’idée de se retirer de ce métier, même si l’incendie constitue une grande perte pour leur entreprise. 

Le chef du Service des incendies de la Ville de Hearst, Jean-Michel Chabot, a indiqué que son département a reçu l’appel dimanche soir à 18 h 45. Ils ont attaqué le feu par l’extérieur, à l’arrière, par l’intérieur aussi, à l’avant, et le feu s’est finalement propagé vers le plafond.

«On a fait appel au département de Hallébourg pour venir nous aider dimanche soir et lundi matin aussi. Le feu avait une grande ampleur. Ensuite, on a été rappelé à 6 h le lundi matin jusqu’à 9 h environ et on a été encore rappelé ce même lundi après-midi de 14 h à 16 h», a expliqué Jean-Michel Chabot.

Les dégâts sont énormes, a-t-il précisé, et au total, lui et ses collègues ont travaillé pendant au moins 15 heures pour éteindre complètement le feu, ajoutant que les maisons sont très proches l’une de l’autre. Ce qui fait que la plus grosse partie de leur travail était aussi d’attaquer le feu pour protéger les autres maisons dans les alentours.