Ces modifications annoncées concernent une proposition de loi ciblant la loi de 2000 sur les normes d’emploi, qui interdiraient aux grandes entreprises de facturer les uniformes obligatoires à leurs employés.
Le contenu de ce nouveau projet de loi indique que les employeurs ne pourraient plus exiger que les employés paient leurs uniformes ni en déduire les coûts de leur salaire, sauf dans des cas limités.
Autrement dit, cette interdiction viserait surtout les vêtements spécifiques à une entreprise comme ceux portant un logo ou une marque qui ne peuvent être portés en dehors du cadre professionnel.
Cette mesure s’inscrit dans un plan plus large de la province poursuivant à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs et à bâtir une économie «plus compétitive, résiliente et autonome».
Selon le gouvernement, ces dépenses peuvent représenter un fardeau non négligeable, certains travailleurs déboursant plus de 50 dollars pour pouvoir exercer leur emploi.
Particulièrement, cette restriction ciblerait les secteurs d’entrée de gamme, comme le commerce de détail, l’hôtellerie et la restauration, où ces pratiques sont plus répandues. Cependant, des consultations sont également prévues pour déterminer d’éventuelles exemptions, notamment pour les petites entreprises.
«Les travailleurs ontariens sont le pilier de notre province et méritent de conserver une plus grande part de leurs revenus. Qu’ils travaillent dans un restaurant ou un hôtel, personne ne devrait avoir à payer son uniforme de sa poche pour toucher son salaire», a déclaré David Piccini, ministre du Travail, de l’Immigration, de la Formation et du Développement des compétences.
Parallèlement, les industries du divertissement et de la création en Ontario font rayonner nos talents à l’international et soutiennent des milliers d’emplois de qualité, a encore affirmé M. Piccini, ajoutant que c’est pourquoi nous améliorons l’équité et la transparence afin de garantir que les artistes reçoivent la rémunération qui leur est due.
À cela s’ajoute que le gouvernement propose également l’adoption de la loi (STAR) Strengthening Talent Agency Regulation «renforcement de la règlementation des agences artistiques», qui vise à mieux encadrer les agences artistiques et à protéger les revenus des travailleurs du secteur du divertissement.
En termes plus clairs, ce projet prévoit plus précisément de plafonner les taux de commission, d’interdire certains frais additionnels, d’exiger des paiements rapides et d’imposer l’utilisation de comptes bancaires distincts pour les sommes dues aux artistes.
Comme il l’a si bien démontré dans son budget de 2026 récemment publié, le gouvernement de M. Ford entend renforcer ses moyens afin de protéger les travailleurs et de positionner l’Ontario comme un territoire attractif pour l’investissement et la création d’emplois au sein du G7.
