Étant destinée à dynamiser l’écosystème entrepreneurial francophone de la province, cette initiative avait pour but de créer à la fois un lieu d’échanges, d’apprentissage et de collaboration.
L’évènement a été organisé par l’École des affaires et des services communautaires ainsi que par l’Espace d’innovation, de recherche et d’incubation Desjardins (EIRI), en collaboration avec Recherche et innovation Boréal, dont l’objectif était de mettre en valeur la vitalité et la diversité de l’entrepreneuriat francophone et bilingue en Ontario.
Pendant quatre jours, des webinaires, des ateliers, des tables rondes et des activités de réseautage se sont succédé afin de stimuler l’innovation et le leadership au sein des communautés desservies par le collège.
En outre, la programmation qui a été offerte à la fois en présentiel et à distance comprenait notamment des panels thématiques, des ateliers pratiques et une vitrine de projets étudiants et entrepreneuriaux.
Selon Jean-Sébastien Villanueva, professeur au programme de baccalauréat en Administration des affaires au Collège Boréale, l’activité a accueilli plusieurs participants.
«Les webinaires ont au moins accueilli plus de 93 personnes et on avait eu d’autres activités. La foire de l’emploi de Sudbury notamment a été une incroyable réussite autant pour les employeurs qui ont répondu à l’appel que pour les personnes qui sont venues de différents endroits. On a des personnes qui sont venues de Timmins, Hearst, Kapuskasing et Elliot Lake pour éventuellement rencontrer des employeurs et avoir un emploi. On a eu pas loin de 1000 personnes qui se sont déplacées (…)», explique M. Villanueva.
Le professeur a révélé qu’il y avait deux salons des carrières, organisés à Toronto et à Sudbury, visant à renforcer les liens économiques entre ces deux pôles majeurs de la francophonie ontarienne. En plus, d’autres activités destinées aux élèves du secondaire ont figuré au programme, ce qui a fait élargir la portée de l’initiative auprès de la relève.
L’activité a mis en lumière plusieurs enjeux clés, dont l’entrepreneuriat issu de l’immigration, l’entrepreneuriat au féminin ainsi que l’innovation et le développement économique francophones.
«Vu l’expérience qu’on a obtenue et les retours, effectivement c’est quelque chose qu’on souhaite répéter à partir de l’automne (…)», a souligné Jean-Sébastien Villanueva.
De façon un peu plus large, cette première Semaine des affaires et de l’entrepreneuriat francophone s’adressait tant à la population étudiante qu’au milieu entrepreneurial, aux partenaires économiques et aux organismes communautaires, avec l’ambition de consolider un réseau solide et inclusif à l’échelle provinciale.
Pour Jean Cotnoir, doyen de l’École des affaires et des services communautaires, cette première édition marque une étape importante.
«Grâce à l’engagement de notre corps professoral et de tout notre personnel, bâtir des ponts entre les spécialistes du monde des affaires, notre population étudiante et les communautés servies par Boréal aux quatre coins de la province, permet ainsi de stimuler un leadership entrepreneurial visionnaire, collaboratif et inclusif (…)», affirme-t-il.
En lançant cette semaine thématique, le Collège Boréal souhaite renforcer son rôle de catalyseur du développement économique francophone et positionner l’innovation au cœur de son action éducative et communautaire.
M. Mathieu Torres, gestionnaire de l’Espace d’innovation, de recherche et d’incubation Desjardins du Collège Boréal (EIRI), a également salué la tenue de l’évènement.
«Cette nouvelle initiative de l’EIRI et de ses partenaires ouvre de nouvelles perspectives pour notre population étudiante et la communauté entrepreneuriale francophone en leur donnant accès à un espace dédié à l’expérimentation, à la collaboration et au développement de projets novateurs. Nous offrons ainsi un environnement propice à l’émergence d’idées, au partage d’expertises et à l’accompagnement des talents qui façonneront l’économie francophone de demain.»
