Présentée mardi dernier par M. Lecce, cette stratégie renouvelée vise à consolider la position de la province à titre de fournisseur mondial sûr et responsable de minéraux critiques.
Selon le gouvernement, cette nouvelle vision vise à moderniser en profondeur la Stratégie ontarienne sur les minéraux critiques, en plaçant l’emploi, l’autonomie canadienne et la résilience des chaînes d’approvisionnement au cœur des priorités.
La province a toutefois sollicité les commentaires de la population afin d’adapter la stratégie aux défis actuels et futurs.
Dans le cadre de cette initiative, le fer et l’aluminium de haute pureté ont été ajoutés à la liste des minéraux critiques, une première expansion depuis la création de cette liste. D’ailleurs, cette mesure reflète l’engagement de l’Ontario à soutenir la fabrication locale, particulièrement face aux tarifs douaniers américains et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
«Dans la lutte pour l’emploi au Canada, nous avons transformé l’un des systèmes d’autorisation minière les plus lents en l’un des plus rapides, nous hissant ainsi parmi les deux premiers au monde pour attirer les investissements miniers (…)», a déclaré Stephen Lecce, ministre de l’Énergie et des Mines.
Lancée en 2022, la Stratégie quinquennale sur les minéraux essentiels avait déjà posé les bases d’un développement axé sur les technologies propres et le marché des véhicules électriques, mais cette nouvelle version s’adapte davantage aux changements géopolitiques, aux tensions commerciales et aux besoins accrus de souveraineté économique.
Le document de vision prospective invite le public et l’industrie à se prononcer sur les priorités pour exploiter les richesses minérales de l’Ontario, protéger la sécurité économique et renforcer la souveraineté de la province.
Parmi ces priorités figurent la planification stratégique de la croissance pour réduire l’exposition aux chocs mondiaux, la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et l’accélération de la délivrance des permis afin de créer un environnement règlementaire compétitif et fiable.
En plus, la stratégie met également l’accent sur le soutien à l’exploration pour découvrir les mines de demain, l’établissement de partenariats équitables avec les communautés autochtones et le renforcement de l’innovation.
L’objectif de la province est d’attirer des investissements mondiaux et d’ancrer durablement les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques en Ontario, tout en favorisant la prospérité partagée et la croissance durable.
Le ministre du Développement économique et de la Croissance, George Pirie, a souligné qu’«en modernisant cette stratégie, notre gouvernement attirera de nouveaux investissements, créera des milliers d’emplois bien rémunérés, renforcera les collectivités et positionnera le Nord comme un chef de file mondial dans l’exploitation des ressources dont le monde a besoin».
En revanche, le gouvernement a mis à jour les critères de sa liste des minéraux critiques afin de mieux répondre aux besoins stratégiques de la province, du Canada et de ses alliés. Or, avec l’ajout du fer et de l’aluminium de haute pureté, la liste des minéraux critiques ontariens compte désormais 35 ressources.
Ces métaux sont essentiels à la production d’acier «vert» et à l’industrie automobile, aéronautique et de la défense, secteurs dans lesquels l’Ontario se positionne comme référence mondiale.
Pour le ministre du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce, Vic Fedeli, cette stratégie ontarienne sur les minéraux critiques joue un rôle important dans la réalisation des priorités économiques.
Il a ajouté qu’en modernisant la Stratégie pour y inclure de nouveaux métaux et en adaptant sa portée aux exigences d’un contexte géopolitique en constante évolution, «nous assurons la résilience à long terme de la province et nous garantissons aux travailleurs ontariens les avantages d’une nouvelle vague de débouchés industriels».
Rappelons que depuis le lancement de sa première stratégie, l’Ontario a déjà franchi plusieurs étapes majeures, notamment la réduction des délais d’examen gouvernementaux grâce au cadre «Un projet, un processus», le lancement d’un fonds de 500 millions de dollars pour le traitement des minéraux critiques, le soutien à plus de 213 projets d’exploration minière junior et le renforcement des partenariats avec les peuples autochtones via des fonds et accords de partage des revenus.
Finalement, des investissements significatifs sont également réalisés dans les infrastructures de transport et de production d’électricité, entre autres dans le Nord ontarien et vers le Cercle de feu.
