Inscrits dans le cadre du plan gouvernemental pour protéger l’Ontario, ces changements visent à renforcer le secteur agroalimentaire provincial et à soutenir le travail essentiel des vétérinaires dans la protection de la santé du bétail.
« Face à l’incertitude économique, notre gouvernement protège le secteur agricole du Nord et des zones rurales de l’Ontario en réduisant la bureaucratie et en rationalisant ce programme essentiel pour aider l’industrie à prospérer », a déclaré George Pirie, ministre du Développement économique et de la Croissance du Nord.
Il a indiqué également que ce programme d’assistance vétérinaire, qui soutient depuis de nombreuses années les vétérinaires et les agriculteurs, amorce une nouvelle phase de modernisation.
Pour M. Pirie, cette refonte représente une première étape clé pour renforcer le dispositif et mieux appuyer la production agricole.
D’après le ministre, le secteur agroalimentaire de l’Ontario soutient plus de 867 000 emplois et contribue à hauteur de 51,4 milliards de dollars au produit intérieur brut de la province.
En élargissant l’éligibilité, en mettant à jour les taux de rémunération et en ouvrant les candidatures à toutes les cliniques vétérinaires admissibles, la province entend aider l’industrie de l’élevage à demeurer compétitive et résiliente.
À titre de rappel, ce programme a été introduit pour la première fois en 1945, offrant un soutien financier aux vétérinaires qui prodiguent des soins aux animaux dans les fermes du Nord et des zones rurales de l’Ontario.
Sa première révision formelle par la province a été effectué depuis 2004, en collaboration avec des vétérinaires, des producteurs et des partenaires du secteur, afin de repérer des pistes d’amélioration en matière d’accès, d’efficacité et de durabilité à long terme.
Toutefois, ces nouvelles mises en jour du programme entreront en vigueur le 1er avril 2026. Ces dernières prévoient notamment l’élargissement de l’admissibilité afin que toutes les cliniques vétérinaires offrant des services dans les zones visées puissent présenter une demande.
Le processus de candidature sera simplifié, permettant aux cabinets de soumettre directement leur dossier au ministère du Développement économique et de la Croissance du Nord.
Les techniciens vétérinaires agréés seront désormais reconnus comme participants admissibles, et les abeilles ainsi que les poissons seront ajoutés à la liste du bétail admissible.
Ces changements comprennent également une hausse de neuf pour cent du taux de rémunération d’appel pour les vétérinaires isolés, ainsi qu’une augmentation de 30 cents du taux de compensation par kilomètre pour les vétérinaires non isolés.
Par ailleurs, la télémédecine deviendra une dépense admissible, tandis que les allocations budgétaires seront mises à jour afin d’assurer l’utilisation complète des fonds disponibles.
« Les services vétérinaires sont essentiels à la solidité du secteur agroalimentaire de l’Ontario et notre gouvernement travaille à relever les défis auxquels les agriculteurs sont confrontés dans les communautés du nord et rurales afin de protéger l’industrie de l’élevage de notre province », a apprécié Trevor Jones, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Agroalimentaire.
Le ministre Jones a soutenu aussi que cette initiative, de même que des programmes comme le Veterinary Incentive Program, contribue à améliorer l’accès des agriculteurs et des éleveurs de grands animaux aux soins vétérinaires, au moment et à l’endroit où ils en ont besoin.
Grâce à ces ajustements, il apparait que l’Ontario entend assurer aux cabinets vétérinaires un accès équitable au financement des programmes tout en maintenant des services essentiels pour les éleveurs. Dès lors, les cliniques pourront commencer à soumettre leurs demandes pour le cycle de financement 2026-2027 à la fin mars 2026.
La province n’a pas caché son souhait de continuer à collaborer avec les agriculteurs, les producteurs et les vétérinaires afin d’explorer d’autres améliorations du Programme d’assistance vétérinaire, dans le cadre de son engagement continu à protéger le secteur agroalimentaire de l’Ontario et à bâtir des communautés nordiques et rurales plus fortes et plus résilientes.
