le Lundi 20 juillet 2026
le Vendredi 20 février 2026 10:46 Provincial

Encore une importante assistance pour le secteur postsecondaire

Nolan Quinn est entouré du ministre des Finances et d’autres acteurs dans le domaine de l’éducation pour annoncer le plan provincial visant à protéger la viabilité à long terme des collèges, universités et instituts autochtones de calibre mondial de l’Ontario. — Photo : Nolan Quinn/Facebook
Nolan Quinn est entouré du ministre des Finances et d’autres acteurs dans le domaine de l’éducation pour annoncer le plan provincial visant à protéger la viabilité à long terme des collèges, universités et instituts autochtones de calibre mondial de l’Ontario.
Photo : Nolan Quinn/Facebook

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé un investissement majeur de 6,4 milliards de dollars pour soutenir l’avenir du secteur postsecondaire, dans un contexte de pressions financières croissantes et de baisse des revenus liés aux étudiants internationaux.

Encore une importante assistance pour le secteur postsecondaire
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La province mise sur un nouveau modèle de financement, ainsi que sur des cadres modernisés concernant les frais de scolarité et le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO), dans un contexte de pressions sans précédent, notamment liées aux récents changements fédéraux.

L’objectif affiché est clair : protéger l’accès des étudiants à l’éducation postsecondaire dont ils ont besoin pour amorcer une carrière réussie, assurer la viabilité du secteur à long terme et soutenir la recherche de calibre mondial menée dans les universités et collèges de l’Ontario, tout en garantissant l’accès à l’éducation pour les générations futures.

«Afin de protéger notre province, il est impératif de continuer à former une main-d’œuvre compétente et hautement qualifiée pour l’Ontario pour les décennies à venir», a déclaré Nolan Quinn, ministre des Collèges, des Universités, de l’Excellence en recherche et de la Sécurité.

Selon lui, ce nouveau financement permettra d’assurer la pérennité des collèges, universités et instituts autochtones, tout en préparant les diplômés aux compétences recherchées sur le marché du travail, maintenant l’accès à l’éducation et réduisant les coûts pour les étudiants et leurs familles.

Le plan de la province repose sur trois principes directeurs : préparer les étudiants à des carrières enrichissantes répondant aux besoins du marché du travail, préserver l’accès à un enseignement postsecondaire de qualité tout en encourageant un investissement judicieux dans les études, et assurer la viabilité financière du secteur en consolidant la position de l’Ontario comme centre d’excellence en recherche de calibre mondial.

Pour le ministre des Finances, Peter Bethlenfalvy, cette annonce s’inscrit dans une gestion responsable des finances publiques.

«L’éducation postsecondaire est l’un des investissements à long terme les plus importants de l’Ontario, et l’annonce d’aujourd’hui contribue à garantir que cet investissement demeure solide, responsable et durable pour les années à venir», a-t-il affirmé.

Cependant, la province souligne que les changements fédéraux ont entraîné une baisse marquée des revenus provenant des étudiants internationaux, alors même que la demande intérieure augmente pour des programmes plus coûteux et que le système d’aide financière aux études de l’Ontario (RAFEO) demeure moins avantageux que dans d’autres provinces et territoires. À compter de l’automne 2026, plusieurs mesures structurantes seront mises en œuvre.

Un nouveau modèle de financement à long terme offrira un financement accru et prévisible aux universités, collèges et instituts autochtones. Sur quatre ans, 6,4 milliards de dollars supplémentaires seront injectés dans le secteur, portant le financement de fonctionnement annuel à 7 milliards de dollars, soit une hausse de 30 %, un niveau record dans l’histoire de la province.

Ce modèle permettra aussi de financer 70 000 places additionnelles dans des programmes très demandés et de mieux répondre aux besoins des petits établissements, des instituts ruraux, nordiques, francophones et autochtones.

Parallèlement, un nouveau cadre de tarification des études visera à assurer la viabilité du secteur tout en maintenant l’un des taux d’augmentation des frais de scolarité les plus bas au Canada. Les collèges et universités publics pourront augmenter les frais de scolarité jusqu’à 2 % par année pendant trois ans, puis jusqu’à 2 % ou au taux d’inflation moyen sur trois ans, selon le moindre des deux.

En moyenne, cette mesure représentera un surcoût quotidien de 0,18 $ pour les étudiants de premier cycle et de 0,47 $ pour ceux de deuxième cycle, un montant qui sera pris en charge pour les étudiants issus de familles à faibles revenus grâce à une garantie d’accès renforcée.

D’autre part, le gouvernement prévoit également un RAFEO plus solide et durable. Autrement dit, les étudiants pourront recevoir jusqu’à 25 % de leur aide sous forme de bourses et au moins 75 % sous forme de prêts, une harmonisation avec les pratiques des autres provinces. Les bourses ne seront plus offertes aux étudiants des collèges privés de formation professionnelle, conformément aux changements fédéraux.

Les réactions du secteur ont été positives. Maureen Adamson, présidente-directrice générale de Collèges Ontario, estime que cet investissement «change la donne pour l’avenir économique de l’Ontario» en stimulant la croissance grâce à une main-d’œuvre qualifiée. De son côté, Steve Orsini, président et chef de la direction du Conseil des universités de l’Ontario, affirme que ce financement arrive à un moment crucial pour assurer la compétitivité et l’avenir de la province.

Enfin, Lorrie Deschamps, présidente du Consortium des instituts autochtones et d’Oshki-Pimache-O-Win : L’Institut d’éducation Wenjack, souligne que cet investissement historique favorisera un accès équitable à une éducation postsecondaire autochtone de qualité, ancrée dans la culture, la langue et le savoir autochtones.

Selon le gouvernement, l’ensemble de ces changements vise à protéger l’accès des étudiants à l’éducation nécessaire pour décrocher des carrières enrichissantes et à permettre aux établissements de calibre mondial de la province de continuer à former l’une des mains-d’œuvre les plus compétitives du G7 pour les générations à venir.