L’annonce a été faite par le ministre de l’Énergie et des Mines, Stephen Lecce, et le ministre des Affaires autochtones et de la Réconciliation économique des Premières Nations, Greg Rickford, en présence de plusieurs chefs des Premières Nations de la région.
Pour ce qui est des représentants de ces Premières Nations, il s’agissait d’Yvette Metansinine, cheffe de la Première Nation anishinaabek Animbiigoo Zaagi-igan ; de la cheffe Gladys Thompson de la Première Nation anishinaabek Biinjitiwaabik Zaaging ; du chef Paul Gladu de la Première Nation anishinaabek Bingwi Neyaashi ; et du chef Allan Odawa Jr. de la bande indienne de Red Rock.
La future ligne reliera la baie de Nipigon à la Première Nation d’Aroland, considérée comme la porte d’entrée du Cercle de feu, une zone riche en minéraux critiques.
Selon la province, le projet Greenstone permettra de soutenir le développement minier, de stimuler la croissance économique dans le Nord et de réduire la dépendance des communautés éloignées au diésel.
En outre, sa construction devrait générer plus de 7 000 emplois, tandis que 93 % des dépenses engagées jusqu’à présent sont restées au Canada, bénéficiant directement aux travailleurs et aux entreprises ontariennes.
Le gouvernement justifie l’accélération du projet par la hausse anticipée de la demande d’électricité dans le nord de l’Ontario, qui selon son communiqué, devrait augmenter de 81 % d’ici 2050.
Cependant, une fois achevée en 2032, la ligne Greenstone pourrait libérer entre 350 et 700 mégawatts supplémentaires de production hydroélectrique, en plus de faciliter l’intégration d’autres sources d’énergie propre.
Le projet s’inscrit dans le cadre de l’Accord de prospérité partagée entre l’Ontario et la Première Nation d’Aroland, qui prévoit un investissement de 70 millions de dollars pour faire avancer les travaux.
À cela s’ajoute que les communautés autochtones auront également accès au modèle de partenariat d’équité d’Hydro One, leur permettant de détenir jusqu’à 50 % de la ligne et de participer aux décisions stratégiques.
L’Association des municipalités du Nord-Ouest de l’Ontario (NOMA) a accueilli favorablement l’annonce du gouvernement de l’Ontario visant à faire progresser une nouvelle ligne de transport d’électricité destinée à soutenir le développement de la région du Cercle de feu.
Dans un communiqué, l’organisation qualifie cette initiative comme étant une étape déterminante à la fois pour la réconciliation avec les Premières Nations et pour une prospérité économique partagée et durable dans le nord de la province.
«Le développement du Cercle de feu doit être fondé sur le partenariat et le respect du leadership des Premières Nations», a déclaré Rick Dumas, président de la NOMA.
Selon cet organisme représentant 37 municipalités du Nord-Ouest de l’Ontario, l’accès à des infrastructures énergétiques fiables et propres demeure un levier essentiel pour améliorer la qualité de vie dans les communautés nordiques et éloignées.
Pour le gouvernement, cette initiative représente à la fois un levier économique et une avancée en matière de réconciliation.
Ainsi, en misant sur des partenariats avec les Premières Nations et sur le développement d’infrastructures énergétiques majeures, la province entend positionner le Cercle de feu comme un moteur clé de la croissance future et un pilier de sa stratégie liée aux minéraux critiques.
