Cette initiative vise à simplifier les démarches administratives et à réduire les délais d’autorisation, parfois très longs, pour les projets miniers dans la province. Située à 42 kilomètres au nord de Timmins, la mine de Crawford représente l’une des plus grandes réserves mondiales de nickel, avec 1 715 millions de tonnes estimées.
Le projet prévoit non seulement l’exploitation de la mine à ciel ouvert, mais également la construction de deux usines de traitement du minerai, ainsi qu’une usine d’acier inoxydable et d’alliages, pour un investissement total estimé à 5 milliards de dollars.
De plus, soucieux de protéger les travailleurs et les communautés de l’Ontario, le gouvernement mise sur le plein potentiel du secteur minier et métallurgique de la province grâce à ce nouveau dispositif. Ce projet constitue une étape majeure vers la création d’une chaîne d’approvisionnement en minéraux critiques entièrement intégrée et autonome.
«Alors que le président Trump s’attaque à notre économie, l’Ontario agit à une vitesse fulgurante pour ouvrir cette mine détenue à 100 % par des Canadiens et créer ainsi 4 000 emplois pour les travailleurs canadiens», a déclaré Stephen Lecce, ministre de l’Énergie et des Mines.
Il a ajouté qu’en 2026, le gouvernement de l’Ontario déploie tous ses efforts pour exploiter l’un des plus importants gisements de nickel au monde, un projet appelé à dynamiser l’économie et à réduire la dépendance face à la Chine sur les minéraux critiques.
Entièrement canadien, de la conception à la production, insiste-t-il, ce projet repose sur une chaîne d’approvisionnement nationale comprenant la plus grande mine de nickel du monde occidental, une nouvelle usine de traitement et une usine de production d’alliages en aval.
En outre, la mine Crawford devrait produire du nickel de haute qualité à faible teneur en carbone, essentiel à la fabrication des batteries pour véhicules électriques et à la production d’acier vert.
Le projet promet également des retombées économiques majeures jusqu’à 70 milliards de dollars de contribution au PIB canadien, et de 67 milliards de dollars à celui de l’Ontario seulement, tout en créant 185 000 années-personnes d’emploi.
Outre le nickel, ce projet joue un rôle clé pour assurer un approvisionnement national en minéraux critiques, dont le cobalt, et représente la seule source de chrome entièrement canadienne en Amérique du Nord.
Si le projet se concrétise conformément au plan initial, il comprendra une grande mine à ciel ouvert avec deux zones d’accès, deux usines de traitement du minerai, l’infrastructure minière et de traitement associée, le réalignement d’environ 25 kilomètres de la route 655, le déplacement d’une ligne de transport d’électricité existante de 500 kilovolts, ainsi que la construction de deux nouveaux postes de transformation électrique, avec une demande et une charge de fonctionnement estimées à 230 et 34,5 kilovolts.
Selon Mark Selby, PDG de Canada Nickel Company, étant le seul projet minier au Canada à bénéficier à ce jour d’un appui conjoint des gouvernements fédéral et provincial, la province reconnaît l’envergure, l’importance stratégique et le stade avancé du projet de nickel Crawford, ainsi que la collaboration étroite qui s’est instaurée.
Pour lui, Crawford constitue un élément clé du corridor des minéraux critiques émergents de l’Ontario, dans le nord-est de la province, et le gouvernement travaille avec Canada Nickel Company pour débloquer le financement et les permis nécessaires afin de lancer les travaux de construction d’ici la fin de l’année.
«Le cadre Un projet, un processus de l’Ontario témoigne d’un engagement clair à mener à bien les projets importants de façon responsable, ce qui implique une responsabilisation claire, une coordination intergouvernementale étroite et un haut niveau de participation environnementale et autochtone», a déclaré Mark Selby, PDG de Canada Nickel Company.
Toutefois le cadre 1P1P «un cadre ontarien pour rationaliser et accélérer l’approbation des grands projets miniers et d’infrastructures», offre une coordination unique entre les gouvernements provincial et fédéral, simplifie les procédures d’approbation et assure un dialogue structuré avec les communautés autochtones.
Le projet Crawford devrait produire du nickel de haute qualité à faible teneur en carbone, indispensable pour les batteries et l’acier vert, avec des émissions estimées 90 % inférieures à la moyenne mondiale.
