le Jeudi 4 juin 2026
le Jeudi 8 janvier 2026 15:46 Provincial

Une avancée attendue pour l’emploi et les services essentiels

Les premiers ministres du Canada ont tenu une rencontre à Huntsville en Ontario au mois de juillet 2025, comme l’a indiqué Doug Ford sur sa page Facebook, dans le but de construire une économie plus compétitive, résiliente et autonome afin d’être prêts à affronter tous les obstacles. — Photo : Ford Nation/Facebook
Les premiers ministres du Canada ont tenu une rencontre à Huntsville en Ontario au mois de juillet 2025, comme l’a indiqué Doug Ford sur sa page Facebook, dans le but de construire une économie plus compétitive, résiliente et autonome afin d’être prêts à affronter tous les obstacles.
Photo : Ford Nation/Facebook

Le gouvernement de l’Ontario a franchi une étape majeure à partir du 1er janvier 2026 en mettant en œuvre des réformes qualifiées d’historiques pour faciliter la mobilité de la main-d’œuvre et renforcer le libre-échange interprovincial.

Une avancée attendue pour l’emploi et les services essentiels
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L’objectif est de soutenir les travailleurs et les entreprises, tout en renforçant la résilience économique de la province dans un contexte d’incertitude mondiale et de pressions commerciales, notamment liées aux tarifs américains.

Au cœur de ces changements figure l’introduction d’une règle de mobilité professionnelle dite «de plein droit». Cette nouvelle règlementation permettra à des professionnels certifiés provenant d’autres provinces et territoires tels que les ingénieurs, architectes, géoscientifiques, arpenteurs-géomètres ou électriciens de commencer à travailler en Ontario dans un délai de dix jours ouvrables, une fois leurs qualifications validées par l’organisme de règlementation compétent.

La mise en œuvre historique de cette règle «de plein droit» s’applique désormais à l’ensemble des professions couvertes par plus de 50 organismes de règlementation et 300 certifications, aidant ainsi les employeurs à pourvoir plus rapidement les postes essentiels, à faciliter la mobilité interprovinciale des travailleurs et à renforcer la compétitivité économique de l’Ontario.

Selon le ministre du Travail, de l’Immigration, de la Formation et du Développement des compétences, David Piccini, en allégeant les démarches pour les professionnels certifiés des autres provinces et territoires qui souhaitent venir travailler en Ontario, le gouvernement entend attirer davantage de talents et soutenir la croissance économique.

«Ces changements créent de nouvelles perspectives pour les travailleurs et les entreprises, renforcent la compétitivité de notre province et nous permettent, grâce à une approche axée sur les intérêts du Canada, de faire face à l’incertitude économique mondiale», a-t-il affirmé.

En outre, le secteur de la santé bénéficie également de ces réformes. Ainsi, le gouvernement ontarien élargit le droit de pratiquer à 16 autres professions de la santé règlementées et instaure la reconnaissance automatique des médecins et infirmières en règle ailleurs au Canada.

Ces réformes élargies instaurent également la reconnaissance automatique des médecins et des infirmières dûment inscrits et en règle ailleurs au pays, notamment dans d’autres provinces et territoires afin de leur permettre d’exercer plus rapidement et plus facilement en Ontario.

La vice-première ministre et ministre de la Santé, Sylvia Jones, estime que ces changements aideront à améliorer l’accès aux soins en simplifiant les procédures administratives pour permettre aux médecins, aux infirmières et aux autres professionnels de la santé règlementés dans l’ensemble du pays de commencer à exercer plus rapidement en Ontario.

«En facilitant la mobilité de la main-d’œuvre, nous permettons aux professionnels qualifiés de pratiquer plus facilement ici et nous aidons les gens à obtenir les soins appropriés, au bon endroit, là où et quand ils en ont besoin», a-t-elle déclaré.

De façon plus large, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à réduire les obstacles au commerce intérieur. Depuis avril 2025, l’Ontario a signé des protocoles d’entente avec dix provinces et territoires afin de favoriser le commerce interprovincial.

Le gouvernement a également publié un projet de règlement en vertu de la Loi de 2025 sur le libre-échange et la mobilité de l’Ontario (LLEOMO), qui prévoit la reconnaissance mutuelle des biens et services provenant d’autres administrations canadiennes ayant conclu des accords de réciprocité.

Selon le ministre du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce, Vic Fedeli, ces mesures sont essentielles pour éliminer les lourdeurs règlementaires qui freinent la croissance. Les barrières commerciales internes coûteraient jusqu’à 200 milliards de dollars par année à l’économie canadienne et feraient augmenter les prix pour les ménages et les entreprises.

En tant que principal partenaire commercial interprovincial du pays, l’Ontario entend jouer un rôle moteur dans l’intégration économique pancanadienne. La province espère permettre aux travailleurs et aux entreprises de mieux saisir les occasions d’affaires à l’échelle nationale et de soutenir durablement la croissance économique en réduisant les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre et au commerce.