le Mercredi 3 juin 2026
le Lundi 22 Décembre 2025 11:37 Santé

La solidarité locale encore au rendez-vous malgré les défis

Jean Martel est à l’Indépendant avec ses équipes pour la collecte de denrées. — Photo : Jean Martel/Facebook
Jean Martel est à l’Indépendant avec ses équipes pour la collecte de denrées.
Photo : Jean Martel/Facebook

Les ambulanciers paramédicaux de Hearst ont fait le bilan de leur 18e cueillette annuelle de denrées, suivie d’une collecte de fonds organisée à l’épicerie Indépendant.

La solidarité locale encore au rendez-vous malgré les défis
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Selon Jean Martel, paramédic à temps partiel et chef général de l’urgence, c’est-à-dire la salle d’opération (MDRD), qui est le département de retraitement des dispositifs médicaux de l’Hôpital Notre-Dame et de la clinique, un nouveau poste qu’il vient tout juste d’obtenir, cette initiative a permis de récolter un total impressionnant de 2618 livres d’aliments ainsi que 8468 $ en argent comptant et en cartes-cadeaux, le tout destiné au Samaritain du Nord, la banque alimentaire locale.

« Il y a des gens qui ont dit qu’on a fait mieux dans les autres années et ils ont 100 % raison. Mais, on a quand même fait l’activité super bien et la communauté est tellement généreuse. On est rendu au-dessus de 70 familles, en plus des individus qui ont besoin de cette collecte de denrées là pour être capables d’avoir du manger à la maison. On a ramassé 600 livres de manger de plus que l’année passée. Et si on regarde les coûts de l’épicerie à l’heure actuelle, 600 livres, ça représente beaucoup monétairement avec l’inflation qui fait que les prix ont doublé. »

En ce qui concerne l’organisation de cette collecte, explique-t-il, l’initiative s’adressait originalement uniquement aux paramédics, et Jean Martel s’est longtemps chargé des préparatifs lorsqu’il travaillait à temps plein, même s’il n’en était pas l’initiateur lors des deux premières années.

Photo : Jean Martel/Facebook

Toutefois, comme dans bien des organisations, le manque de main-d’œuvre se fait de plus en plus sentir et personne au sein de l’équipe n’était disposé à s’occuper de la coordination de l’activité. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on lui a demandé de reprendre la responsabilité de cette cueillette annuelle, même s’il travaille actuellement à temps partiel.

« Avec l’accord de l’Hôpital, j’ai pu organiser l’évènement en collaboration avec l’Hôpital Notre-Dame et les services ambulanciers du District de Cochrane. Et, c’était une de nos meilleures années. On a eu beaucoup d’aide de tous les départements de l’hôpital, surtout la direction. Ils sont venus faire des tours pendant la journée, ont donné des cannes de bonbon aux enfants et il y avait aussi le Père Noël. »

D’après M. Martel, il s’agissait de l’année la plus facile sur le plan de l’organisation en ce qui a trait aux volontaires, puisque les deux organismes ont de moins en moins de main-d’œuvre. Or, la mise en commun d’un petit nombre de membres de l’une des organisations et la présence de quelques membres de l’autre ont fait en sorte qu’un grand nombre de personnes sont venues aider.

Il a ajouté que la journée exigeait beaucoup de travail et comportait un long processus, mais que son équipe s’estime chanceuse puisque la température, qui atteignait −30 °C la veille, était plus clémente le jour même. En effet, le vendredi 5 décembre au matin, le mercure affichait −15 °C, ce qui a permis au bon déroulement de l’activité.

« Moi, ça fait 16 ans que je participe à cette collecte de denrées. L’initiative représente beaucoup d’espoir et elle représente également notre sens de communauté, c’est-à-dire qu’on est prêts à s’entraider. Moi, toutes les années, la générosité de la communauté me touche terriblement. Des fois, je vois du monde arriver avec un panier plein de nourriture et ils nous donnent ça en disant que c’est pour la collecte de denrées. »

Photo : Jean Martel/Facebook

Jean Martel a révélé qu’on lui a indiqué que par le passé, grâce à cette collecte annuelle, sans compter les autres organismes et les gens de bonne volonté qui contribuent également par des dons durant les périodes de fin d’année, la banque alimentaire était en mesure de fournir de la nourriture jusqu’au mois de mai, tout en précisant que la situation a peut-être changé.

Avec l’augmentation, au fil du temps, du nombre de personnes qui dépendent de la nourriture offerte par le Samaritain du Nord, M. Martel se serait inquiété de la capacité de la banque alimentaire à subvenir aux besoins tout au long de l’année s’il n’avait pas eu l’appui de l’Hôpital Notre-Dame pour l’organisation de cette activité de solidarité alimentaire.

« Cette année, l’évènement a passé très proche de ne pas avoir lieu. Je n’avais pas nécessairement le temps avec mon nouvel emploi. Mais, j’ai décidé de prendre mes journées personnelles pour être capable de m’en occuper, avec le soutien de l’Hôpital. Aussi ils m’ont donné l’accord de faire toute l’organisation sur mes heures de travail. C’était un gros plus et merci beaucoup à l’Hôpital Notre-Dame (…). »