La cheffe du NPD a formulé ses propos après avoir constaté que l’opposition maintenait ses attaques contre le ministre du Travail, David Piccini, au sujet du Fonds de développement des compétences, entaché de scandales.
En fait, ce problème est lié à des allégations de favoritisme, qui amènent certains députés de l’opposition à qualifier fréquemment le gouvernement de M. Ford de «partial».
D’ailleurs, le vérificateur général a révélé que son bureau avait joué un rôle déterminant dans la sélection des projets financés par ce fonds de 2,5 milliards de dollars, allant jusqu’à attribuer des sommes à des candidats pourtant classés au bas de la liste par les fonctionnaires.
Par ailleurs, la présidente de l’Assemblée législative de l’Ontario, Donna Skelly, a rappelé à Mme Stiles que ses propos constituaient un langage non parlementaire et lui a demandé de les retirer. La cheffe du NPD a toutefois refusé d’obtempérer, ce qui a mené à son expulsion.
Le ministre du Travail, David Piccini, a été appelé à démissionner en raison de ce que la cheffe de l’opposition, les libéraux de l’Ontario et le Parti vert qualifient de système de «payer pour jouer».
M. Ford a déclaré qu’il ne licencierait pas son ministre du Travail, ce dernier affirmant qu’il n’a rien fait de mal.
Pour revenir au contexte, le premier ministre Doug Ford avait annoncé, en septembre dernier, que son gouvernement investirait plus de 8,7 millions de dollars dans le volet Formation du Fonds pour le développement des compétences (FDC).
Cet investissement vise à aider plus de 1500 personnes dans la région d’Ottawa et de l’est de l’Ontario à se préparer à des emplois bien rémunérés dans des secteurs en forte demande, tels que la construction, la fabrication, les métiers spécialisés et l’automobile.
De son côté, le député néodémocrate de la circonscription ontarienne de Mushkegowuk-Baie James, Guy Bourgouin, qui a été témoin des faits, a défendu sa cheffe, tout en reconnaissant que, lorsqu’on siège à l’Assemblée législative, certains propos sont considérés comme non parlementaires.
M. Bourgouin a toutefois précisé qu’après cinq semaines de reprise des travaux à Queen’s Park, Marit Stiles pose des questions aux membres du gouvernement sans jamais obtenir de réponses, ce qui l’a poussée à déclarer que «c’est assez, c’est assez en accusant le gouvernement de M. Ford de corrompu».
«C’est sûr qu’on n’utilise pas ces genres de propos pour se faire entendre, parce qu’on veut être à la Chambre pour poser des questions et faire notre travail en tant que député. Le lendemain, ma cheffe a recommencé son travail. Quand tu es expulsé souvent, c’est juste pour la journée. Tu reviens le lendemain comme si de rien n’était, et puis poser tes questions. Mais toute la journée, par exemple, tu ne peux pas travailler ou rester à Queen’s Park. C’est juste une sorte de punition.»
Lors de sa prise de parole le même jour, Guy Bourgouin a dénoncé l’attitude de certains de ses collègues députés conservateurs du Nord de l’Ontario, soulignant qu’ils avaient voté contre son projet de loi, rejeté il y a deux semaines, qui visait à renforcer la sécurité des routes dans le Nord.
Aucun député conservateur du Nord n’a présenté de projet de loi pour rendre nos routes plus sécuritaires. Et quand je dépose la Loi sur la sécurité des routes 11 et 17 du Nord, ils votent contre. Le NPD se bat pour prévenir les collisions causées par les failles dans le système de permis, le manque d’inspections et les conditions hivernales dangereuses. Les conservateurs refusent d’agir et ce sont les gens du Nord qui en paient le prix
