le Mercredi 3 juin 2026
le Jeudi 20 novembre 2025 14:25 | mis à jour le 21 novembre 2025 14:27 National

Les libéraux échappent à la défaite lors d’un vote de confiance

  Photo : Mark Carney/Facebook
Photo : Mark Carney/Facebook

Le gouvernement libéral de Mark Carney a franchi avec succès un vote de confiance, le lundi soir, lié à son budget 2025, écartant pour l’instant la perspective d’un retour rapide aux urnes pour les Canadiens.

Les libéraux échappent à la défaite lors d’un vote de confiance
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Le budget a ainsi reçu comme résultat 170 pour et 168 contre. Quatre députés de l’opposition, Shannon Stubbs et Matt Jeneroux, du Parti conservateur du Canada, ainsi que Gord Johns et Lori Idlout, du Nouveau Parti démocratique, se sont abstenus lors du vote.

Quant au président de la Chambre des communes, le libéral Francis Scarpaleggia, il n’aurait été appelé à se prononcer qu’en cas d’égalité de voix sur le vote.

Le succès des libéraux lors de ce vote de confiance s’explique par l’appui d’Elizabeth May, cheffe et seule élue du Parti vert du Canada, qui a annoncé son intention de soutenir le budget seulement quelques heures avant le début du scrutin.

De son côté, le premier ministre Mark Carney a réagi dans la soirée sur son compte X, affirmant que «la Chambre des communes a voté pour l’adoption du Budget 2025».

De plus, M. Carney a ajouté qu’«il faut maintenant travailler ensemble pour mettre en œuvre ce plan, afin de protéger nos communautés, d’offrir de nouvelles possibilités aux Canadiens et aux Canadiennes, et de bâtir un Canada fort».

Présenté le 4 novembre dernier par le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, le budget prévoit un déficit de 78,3 milliards de dollars et mise sur des investissements massifs, dans un contexte d’insécurité économique alimenté par les politiques tarifaires des États-Unis.

Des investissements dans le logement, la défense et les infrastructures, totalisant près de 280 milliards de dollars, sont prévus dans ce budget, auxquels s’ajoutent d’autres mesures visant à stimuler la compétitivité des entreprises canadiennes et à dynamiser la croissance.

Cependant, cet engagement du premier ministre implique certains sacrifices : le gouvernement prévoit réaliser 60 milliards de dollars d’économies sur cinq ans et abolir 40 000 postes au sein de la fonction publique.